dimanche, juillet 26

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a assuré ce dimanche 26 juillet qu’il n’hésiterait pas à exprimer d’éventuels désaccords avec Donald Trump afin de « défendre l’intérêt national » du Royaume-Uni, en refusant de dire s’il faisait confiance au président américain.

« Je ne peux à aucun moment exclure d’avoir un avis divergent du sien, ni d’avoir à exprimer une idée différente qui soit dans l’intérêt de Royaume-Uni », a déclaré le chef du gouvernement travailliste, arrivé au pouvoir lundi après avoir succédé à Keir Starmer à la tête du Labour, selon des extraits d’un entretien à la BBC.

Andy Burnham s’est entretenu avec le président américain dès son premier jour à Downing Street. « Je jugerai sur pièces, et je l’ai trouvé très chaleureux lundi, cela dit, nous continuerons évidemment à bâtir cette relation à mesure que nous avancerons », a-t-il affirmé.

« Je ne peux à aucun moment affirmer que je ne serai pas d’un avis différent »

Pressé à deux reprises de dire s’il faisait confiance à Donald Trump, il a répondu: « le monde évolue… et il faut évidemment s’adapter à l’évolution de la situation. Je ne peux à aucun moment affirmer que je ne serai pas d’un avis différent du sien ou que je n’aurai jamais besoin de défendre une idée différente, plus pertinente pour le Royaume-Uni. Et je le ferai ».

En tant que Premier ministre, « vous devez défendre votre propre intérêt national avant tout autre chose », a insisté Andy Burnham, 56 ans, arrivé à Downing Street après avoir passé près de dix ans à la tête de l’agglomération de Manchester, ville du nord de l’Angleterre.

Après leur échange téléphonique lundi, Donald Trump avait affirmé sur sa plateforme Truth Social que le nouveau chef du gouvernement avait « beaucoup de travail qui l’attend, mais (qu’)il sera capable de le faire ». Et il a assuré que son pays sera « là pour aider ».

Le mois dernier, interrogé sur Andy Burnham alors que celui-ci était pressenti pour entrer à Downing Street, Donald Trump avait jugé qu’il avait l’air « extrêmement libéral », au sens sociétal du terme. Le président américain n’a pas hésité à critiquer Keir Starmer, en particulier après que l’ex-Premier ministre britannique eut refusé de soutenir pleinement les frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Dans un entretien distinct dimanche, le nouveau ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a lui aussi refusé de dire qu’il faisait confiance à Donald Trump. « Je ne le connais pas, mais je fais confiance aux États-Unis », a-t-il dit sur la chaîne Sky News.

Article original publié sur BFMTV.com

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