Bonsoir 971, xxyyzz, Rom2,
A la demande de la France et de Bahrein, dont la capitale Manama a été visée, un conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence hier samedi au soir. « L’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire. Ce n’est pas une question politique, c’est une question de sécurité mondiale. Et à cette fin, les Etats-Unis prennent des mesures légales », a insisté l’ambassadeur américain Mike Waltz. Son homologue iranien Amir Saeid Iravani a lui qualifié de « crime de guerre » la mort de civils, notamment « plus de 100 enfants » dans une école de filles.
Certains comme la Chine et la Russie ont uniquement condamné les frappes israélo-américaines, d’autres ont principalement visé Téhéran, comme Bahreïn, qui au nom des pays du Golfe a qualifié de « lâches » les frappes iraniennes. D’autres sont restés prudents, appelant à la désescalade ou condamnant toutes les frappes.
A l’agenda diplomatique, lundi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va tenir une réunion extraordinaire à la demande de la Russie. Accusé par les Etats-Unis et Israël de vouloir se doter de la bombe atomique, Téhéran défend son droit au nucléaire civil et refuse un accès complet à ses installations nucléaires à l’AIEA dont les rapports se sont dégradés après la courte guerre lancée le 13 juin par Israël.
Donald Trump a déclaré qu’il parlerait aux Iraniens, sans préciser à qui et quand, tandis que le président iranien a déclaré que « le conseil de direction intérimaire a entamé ses travaux. (…) Nous poursuivrons de toutes nos forces sur la voie tracée par l’imam Khomeyni », fondateur de la République islamique. Du côté des pays du Golfe, une réunion en visio-conférence ce dimanche soir est prévue pour discuter d’une « réponse unifiée ».
Quant au conseil de défense et de sécurité nationale, qui doit débuter sous peu, il est difficile d’en connaître la teneur car les discussions ne sont pas ouvertes à la presse. Hier samedi, en propos liminaire, Emmanuel Macron avait érigé en « priorité absolue, la sécurité de nos ressortissants dans tous les pays qui sont aujourd’hui frappés. ». Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, doit tenir lundi une réunion de crise sur la situation et la sécurité des ressortissants français.














