- Les États-Unis ont averti mercredi l’Iran qu’il serait « bien avisé » de conclure un accord.
- Washington a notamment affirmé qu’il y avait « de nombreuses raisons » de frapper Téhéran.
- Les deux pays ont annoncé vouloir donner suite à leurs pourparlers malgré des positions encore divergentes.
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Trump met une pression maximale sur l’Iran
Au lendemain de pourparlers auxquels les deux pays ont annoncé vouloir donner suite, les États-Unis ont lancé un nouvel avertissement à l’Iran, menaçant d’actions militaires. « Il existe de nombreux arguments et raisons en faveur d’une frappe contre l’Iran »
, a déclaré mercredi 18 février la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. « Mais la diplomatie est toujours la première option et l’Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump »
, a-t-elle ajouté.
Les deux pays ennemis ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise, dans un contexte d’intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe. À l’issue des tractations, le vice-président américain JD Vance a estimé que « d’un côté, cela s’est bien passé »
puisque le dialogue est appelé à se poursuivre. Mais « d’un autre côté, il était très clair que le président avait établi certaines lignes rouges que les Iraniens ne sont pas encore prêts à reconnaître »
, a-t-il commenté.
L’Iran dit « élaborer un cadre »
Les États-Unis empêcheront l’Iran de se doter de l’arme nucléaire « d’une manière ou d’une autre »
, avait plus tôt mis en garde le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a pour sa part indiqué que son pays travaillait à « l’élaboration d’un cadre préliminaire »
pour la suite des pourparlers, lors d’un appel avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi. « Nous ne voulons pas la guerre »
, a lancé mercredi le président iranien, Massoud Pezeshkian.
Donald Trump a pour sa part averti mercredi Londres de ne pas « céder »
à l’île Maurice les îles Chagos accueillant la base militaire américano-britannique hautement stratégique de Diego Garcia. Le président des États-Unis a affirmé sur son réseau Truth Social qu’elle serait vitale en cas d’attaque contre l’Iran, si Téhéran « décidait de ne pas conclure d’accord »
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