- Les robots ont de nouveau été les vedettes du Consumer Electronics Show (CES), la grand-messe annuelle de la tech à Las Vegas, qui s’est terminée ce 9 janvier.
- Ils sont désormais serveurs ou danseurs, et certains proposent même de remplir votre lave-vaisselle ou de faire vos courses.
- L’un d’entre eux travaillera dans quelques semaines sur un site nucléaire français.
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Le 20H
Les robots humanoïdes ont été les stars cette année du salon de la tech de Las Vegas qui vient de fermer ses portes. Certains ont dansé, distribué les cartes au blackjack et joué au ping-pong. D’autres se sont même proposés pour des tâches du quotidien, comme remplir le lave-vaisselle ou faire les courses. Mais à quoi ces robots de plus en plus réalistes servent-ils vraiment ?
On vient rajouter (…) la compréhension de l’environnement, parler, voir, se déplacer.
On vient rajouter (…) la compréhension de l’environnement, parler, voir, se déplacer.
Marc Blanchon, docteur en robotique chez Capgemini
Du haut de son 1,35 m, l’un d’entre eux, Odin, s’apprête à être opérationnel. Il a été fabriqué en Chine, mais il apprend tout de ses ingénieurs français. « De base, il ne parle pas beaucoup. Il ne parle même pas du tout. En réalité, il sait marcher, il sait faire coucou et c’est tout ce qu’il sait faire. Et du coup, nous, on vient rajouter (…) la compréhension de l’environnement, parler, voir, se déplacer »,
explique Marc Blanchon, docteur en robotique chez Capgemini, dans le reportage du 13H en tête de cet article.
Il travaillera dans quelques semaines sur un site nucléaire français. Il pourra, à la place des humains, s’exposer à la radioactivité pour faire de la maintenance. « Je peux assister les humains dans certaines tâches, comme apporter des objets, et remplacer complètement un humain dans ses travaux les plus complexes »,
argue Odin, face à la caméra de TF1. Mais alors les travailleurs doivent-ils craindre que le robot les remplace ? Pas d’inquiétude pour le moment. Car avant d’intégrer une équipe, sa programmation demande des mois, voire des années. Il faut lui faire répéter les gestes, lui apprendre son environnement, pour qu’il soit utilisé au quotidien.
À Paris, Arvin Arabi, chirurgien-dentiste, teste, de son côté, un robot humanoïde sur des pré-diagnostics. « Je sais exactement ce qu’a le patient et de cette façon je peux préparer le matériel, dire à l’assistante tout ce qu’il faut sortir pour avoir une meilleure prise en charge du patient »
, dit-il. Coiffé d’une perruque et d’une charlotte de médecin, il a pris les traits d’un secrétaire lambda, au grand étonnement des patients. « Je ne savais pas que c’était arrivé déjà en France. Tant qu’il a un peu d’empathie, qui sait ? »,
sourit une jeune femme dans la salle d’attente.
Pour son créateur, Lucas Goumarre, PDG de Korben, le robot doit impérativement nous ressembler. « Pour des raisons tout simplement pratiques, parce que dans les métiers et dans les tâches qui sont opérées, les tâches sont faites pour des êtres humains, c’est normal »,
dit-il. Ce robot, d’une valeur de 150.000 euros, est déjà courtisé par plusieurs industriels français. Lucas Goumarre espère le commercialiser auprès de particuliers d’ici à 10 ans.











