- D’abord décrit comme un « ajustement », un remaniement « significatif » est attendu ces prochains jours.
- Il faudra notamment remplacer la ministre de la Culture Rachida Dati, en campagne à Paris, et la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, nommée à la Cour des comptes.
Mercredi, il a déjeuné avec Emmanuel Macron pour discuter du remaniement à venir. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit effectuer d’ici le 22 février – date qui correspond à l’ouverture de la période de réserve des élections municipales – ce qu’il a longtemps qualifié d’« ajustement »
gouvernemental mais qui est aujourd’hui présenté comme un remaniement « significatif »
. Il est possible de dire avec certitude que trois ministres sont sur le départ, et le cas de plusieurs autres pose question. Seule certitude à l’heure actuelle : « Il faut de la stabilité sur les postes régaliens »
, a précisé l’entourage du président à TF1-LCI à propos de cette réorganisation.
Le suspense n’est pas là : la ministre de la Culture Rachida Dati quittera le gouvernement. Candidate à la mairie de Paris, elle avait fait savoir le 18 janvier qu’elle ne resterait pas au ministère au plus fort de la campagne. Il faudra aussi remplacer Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes. Un mandat qu’elle prendra à partir du 23 février. Autre certitude : la ministre chargée de l’Autonomie et des personnes handicapées Charlotte Parmentier-Lecocq a fait part au Premier ministre de son souhait de quitter le gouvernement pour retrouver son mandat de députée, son suppléant ayant de grandes chances d’être élu maire.
Parmi les inconnues qui demeurent figurent les cas des deux autres ministres candidats aux élections municipales : Marina Ferrari (Sports) à Aix-les-Bains en Savoie, et Michel Fournier (Ruralité) aux Voivres dans les Vosges. Sébastien Lecornu souhaitera-t-il les écarter, même s’il avait encouragé ses ministres à s’engager dans ces élections locales, lui-même étant candidat à Vernon, commune de l’Eure dont il a été maire ?
Le cas Darmanin, épineux pour le Premier ministre
Aussi, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne payera-t-elle la cacophonie gouvernementale autour de la naturalisation de l’acteur américain George Clooney et de sa famille ? La ministre de l’Écologie Monique Barbut, peu présente dans les médias ou à l’Assemblée nationale, ne cache pas qu’elle n’était pas demandeuse d’entrer au gouvernement et qu’elle n’aurait pas de problème à en sortir.
Enfin, quid de Gérald Darmanin ? Alors que le chef du gouvernement avait demandé à ses ministres de laisser de côté leurs ambitions personnelles et de se tenir « éloignés »
de la présidentielle, le ministre de la Justice ne cache pas ses ambitions. Le 25 janvier sur LCI, il avait dit « songer »
à l’élection présidentielle et se tenir prêt s’il devait être le meilleur candidat pour son camp. Il estime nécessaire de s’entendre sur un candidat « à l’été »
, se comptant lui-même dans l’équation, avec les ex-Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal. Il a tout de même fait savoir qu’il souhaiterait rester au gouvernement. « Je suis totalement concentré sur ma tâche et le Premier ministre le sait »
, a-t-il dit sur RTL. « La règle n’a pas changé. Les ministres doivent s’occuper de leurs ministères et des affaires de l’État, non pas d’affaires partisanes. C’est ce que fait Gérald Darmanin »
, a par ailleurs commenté le Premier ministre à propos de son collègue et ami.













