- Un intérimaire âgé de 19 ans a été placé en garde à vue pour atteinte aux intérêts de la nation.
- Il a été surpris avec des lunettes filmantes dans une usine Dassault Aviation à Cergy.
- En cas d’espionnage pour une puissance étrangère, le suspect risque 20 ans de prison.
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Le 20H
Un site de production d’avion de chasse ultra protégé a-t-il été espionné ? Un employé intérimaire, travaillant comme monteur câbleur au sein du groupe Dassault Aviation, a été surpris avec des lunettes filmantes par des agents de sécurité du site de Cergy (Val-d’Oise) du constructeur aéronautique. « Nous avons immédiatement saisi les autorités compétentes qui ont engagé les actions nécessaires »
, a réagi la société dans un communiqué.
Le mis en cause de 19 ans travaillait sur les chaînes d’assemblage du Rafale, l’avion de combat notamment utilisé par la marine nationale et l’armée de l’air françaises.
Une zone où les prises d’image sont interdites
Jusqu’alors inconnu des services de police, il est soupçonné d’espionnage industriel et a été placé en garde à vue pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Le suspect a-t-il utilisé ses lunettes pour filmer discrètement des procédés confidentiels dans une zone où les prises d’image sont interdites ? En tant qu’intérimaire, son parcours de vie a-t-il été contrôlé ?
Celui des employés permanents est systématiquement passé au crible. « On va vérifier à partir de l’adresse mail et le numéro de téléphone de la personne quels sont les médias sociaux qu’elle a utilisés, si elle est inscrite sur des forums, s’il y a eu des propos qui étaient dangereux »
, explique Xavier Tytelman, consultant en aéronautique et défense.
Ce soir, le contenu des lunettes et des caméras est toujours analysé par les enquêteurs. En cas d’espionnage pour une puissance étrangère, le suspect risque 20 ans de prison.












