Un demi-million de morts. C’est le bilan vertigineux qu’attribuent désormais les services de renseignement britanniques à l’armée russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Si cette estimation se confirme, la guerre lancée par Vladimir Poutine en février 2022 serait devenue la plus meurtrière pour la Russie depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cette évaluation a été rendue publique plus tôt cette semaine par Anne Keast-Butler, la directrice du Government Communications Headquarters (GCHQ), qui n’est autre que l’agence britannique chargée du renseignement électronique. Lors d’une intervention consacrée aux menaces auxquelles le Royaume-Uni estime être confronté, elle a indiqué que près de 500 000 militaires russes avaient perdu la vie depuis le début du conflit.
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Un tel bilan est difficile à vérifier de manière indépendante car Moscou ne communique que très peu sur ses pertes tandis que Kiev avance régulièrement des chiffres contestés par le Kremlin. En janvier dernier, l’organisme américain CSIS (Center for Strategic and International Studies) évaluait à plus d’un million le nombre total de pertes subies par les forces russes depuis février 2022, en incluant les morts, les blessés ainsi que les soldats portés disparus. Le nombre de soldats tués était alors estimé jusqu’à 325 000, tandis qu’une étude conjointe de la BBC et Mediazona (un média indépendant russe) l’évalue à 221 000.
L’estimation britannique s’inscrit toutefois dans une tendance observée depuis plusieurs mois par plusieurs organismes qui décrivent une guerre particulièrement coûteuse pour les forces russes, comme le relèvent nos confrères d’Ouest-France.
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