« Dans l’eau, des poissons, pas des poisons. » La banderole brandie par Michel Besnard, mercredi 21 janvier, lors de sa prise de parole sur la scène principale du Carrefour des gestions locales de l’eau au parc des expositions de Rennes (Ille-et-Vilaine), le plus grand salon de France consacré à l’eau, donne le ton.
Profitant de la présence de plusieurs milliers d’élus, industriels et spécialistes de l’eau réunis pendant deux jours, le retraité, représentant du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, est venu faire part de son amertume. Aux côtés de militants d’organisations comme la Confédération paysanne, il dénonce le « moratoire » annoncé par le premier ministre huit jours plus tôt sur l’intégralité des « décisions relatives aux questions de la politique de l’eau ». Une décision qui entraîne, selon M. Besnard, un « bafouement de la démocratie locale ».
En réponse aux manifestations des agriculteurs, Sébastien Lecornu a choisi de cibler les normes environnementales, annonçant vouloir « faire évoluer » le cadre de la directive européenne sur les nitrates qui encadre l’épandage d’azote, mais aussi préparer un projet de loi agricole d’urgence, dont l’eau sera l’une des « priorités ». Le texte pourrait par exemple faire évoluer la représentation agricole dans les instances locales de l’eau.
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