Depuis que le gouvernement américain a publié des millions de pages et de messages du dossier Epstein le 30 janvier, des théories du complot “alimentées par l’IA” se répandent sur les réseaux sociaux, alerte le site de la chaîne américaine CNN.
Explication en vidéo.
Généralement “les théories du complot se nourrissent d’une pénurie et non d’une profusion d’informations”, remarque The New York Times.
Mais dans le cas de l’affaire Epstein, “la masse de données aisément accessibles fait qu’Epstein est la cible des toqués du complotisme et des quidams accros aux faits divers”.
Révélant de véritables violences et agressions, ces fichiers encouragent certains internautes à en chercher d’autres, explique au quotidien Jenny Rice, professeure à l’université du Kentucky.
Comme si ces documents étaient la preuve que “quelque chose d’encore plus vaste n’avait pas encore été dévoilé”.
Un manifestant brandit une pancarte après que la Chambre des représentants a voté à 427 voix contre 1 en faveur de l’Epstein Files Transparency Act et de la divulgation de documents et de dossiers au Capitole américain, le 18 novembre 2025 à Washington, DC. Cette mesure exige du ministère américain de la Justice qu’il divulgue tous les dossiers liés à Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel.. PHOTO ROBERTO SCHMIDT/Getty Images/AFP
“C’est comme
une preuve qu’il y aurait
d’autres preuves ailleurs.
Autrement dit, il y a
une faille permettant
à ces différentes versions
des faits de gagner
du terrain et de prendre
de l’ampleur.”
Jenny Rice, professeure à l’université du Kentucky,
au New York Times.
D’autant que certaines théories du complot sont partagées par des figures politiques américaines, de droite comme de gauche, “perpétuant ainsi une fascination transpartisane qui s’est intensifiée après que Trump a plusieurs fois tenté de détourner l’attention portée à ce scandale”, explique le quotidien américain.
À droite, l’ex-représentante Marjorie Taylor Greene ou encore l’éditorialiste conservateur Tucker Carlson ont partagé un large éventail de théories du complot, note le New York Times. “Y compris des spéculations sur l’existence de mots employés pour parler secrètement de pédophilie et de cannibalisme, de la mort d’Epstein et du prétendu rôle de Trump dans la ‘chute’ d’Epstein.”
“Les internautes de gauche qui ont relayé des théories complotistes étaient généralement moins connus que les comptes de droite qui en ont fait autant”, relève le quotidien.
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