- Le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d’État-major du SHAPE (Otan), a effectué 2.500 sauts en parachute depuis un Pilatus.
- Il s’agit du même type d’appareil que celui qui s’est écrasé près de Nancy dimanche 28 juin, provoquant la mort de 11 personnes.
- Sur LCI, l’hypothèse d’un défaut de calage du plan arrière de l’appareil au moment du décollage est évoquée.
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« C’est un avion que je connais bien »
. Sur LCI, le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d’État-major du SHAPE (Otan) évoque ses expériences à bord d’un Pilatus, le modèle d’avion qui s’est écrasé près de Nancy dimanche 28 juin avec 11 personnes à bord. Cet expert a 3.000 sauts en parachute à son actif, dont « à peu près 2.500 »
depuis un Pilatus. « Un excellent avion, très fiable (…) qui vole très bien »
, assure le spécialiste, qui avance néanmoins qu’il s’agit également d’un appareil « assez particulier à piloter, pas comme les avions commerciaux »
.
« Dans un Pilatus, il n’y a pas d’ordinateur, il y a manche, palonnier, manette des gaz, altimètre, tous les instruments. L’ordinateur de bord s’appelle le pilote, et c’est à lui de régler les histoires de l’avion »
, assure-t-il.
Le travail des enquêteurs a débuté cet après-midi, le pôle accidents collectifs du parquet de Paris s’étant saisi de l’enquête judiciaire. Au total, environ 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont été déployés sur place. Ils seront chargés de faire la lumière sur cet accident, l’un des pires de l’aviation générale française.
Mais d’ores et déjà, certaines hypothèses sont discutées. « La plus logique est un défaut de calage du plan arrière, les petites ailes à l’arrière, qui fait que l’avion a pu décoller, mais qu’une fois qu’il était en l’air, porté par ses ailes et son plan arrière, il s’est mis à cabrer et il a chuté. Et comme il n’était pas haut, le pilote n’a pas eu le temps de régler le problème. C’est l’hypothèse la plus plausible »
, avance Michel Yakovleff.











