- Un petit avion s’est écrasé ce dimanche 28 juin près de Nancy, avec 11 personnes à son bord.
- Les passagers, qui participaient à un baptême de saut en parachute, sont tous morts.
- Une enquête est en cours pour déterminer les causes du drame.
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Ce dimanche 28 juin vers 11h, un avion civil s’est écrasé à Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle, peu après son décollage de l’aérodrome de Nancy-Essey. À son bord se trouvaient un pilote, cinq instructeurs et cinq personnes venues faire un baptême de saut en parachute. Tous les passagers sont décédés dans le crash, qui n’a en revanche fait aucune victime au sol, a annoncé la préfecture du département. Que sait-on de ce tragique accident, le plus meurtrier de France pour l’aviation, hors transport militaire et commercial ?
L’appareil « a commencé à prendre son envol »
de l’aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite « tombé subitement »
, a retracé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, arrivé sur place en fin d’après-midi. « Pour des raisons inexpliquées, il est tombé à pic lors de la phase d’ascension »
, a décrit le maire de Tomblaine, Hervé Féron. Plusieurs témoins ont indiqué avoir vu l’avion tourner brusquement avant de chuter. Le crash a eu lieu à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, à proximité d’une zone résidentielle et de deux routes. « Les secours sont intervenus très rapidement. Malheureusement, dès leur arrivée, les personnes étaient décédées »
, a rapporté Laurent Nuñez.
Le parquet de Paris s’est saisi de l’enquête
L’avion était un Pilatus PC-6 immatriculé en Allemagne, loué par les organisateurs du baptême. Parmi les 11 victimes, les cinq élèves étaient des infirmiers libéraux, « des collègues qui avaient décidé de faire un baptême de
saut en parachute
, pour décompresser sans doute »,
a confié Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l’ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle, à l’AFP. Certains proches des victimes, venus assister au baptême, ont vu le drame depuis le sol. « Ces personnes ont toutes pu être prises en charge par la cellule médico-psychologique mise en place par le Samu de Meurthe-et-Moselle »
, a précisé le ministre de l’Intérieur.
Une enquête judiciaire a été rapidement ouverte. « Elle a été dans un premier temps dirigée par le parquet local »
, puis par le pôle accidents collectifs du parquet de Paris « eut égard au nombre de victimes »,
a indiqué Laurent Nuñez. Les investigations ont été confiées à la gendarmerie des transports aériens (GTA). Ce dimanche, 35 gendarmes et cinq techniciens de l’identification criminelle se sont rendus sur les lieux du crash pour effectuer des constatations.
Les causes de l’accident encore inconnues
Le crash de cet avion est le plus meurtrier que la France ait connu pour l’aviation hors transport militaire et commercial, a précisé à l’AFP le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA). Le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place, a indiqué que le BEA s’était saisi du sujet et enquêterait « avec les services de justice, pour avoir des explications par rapport à ce drame qui nous touche toutes et tous. »
« Les investigations judiciaires feront toute la lumière sur les causes de ce crash »
, a affirmé Laurent Nuñez. Pour l’heure, plusieurs hypothèses sont avancées : auprès de l’AFP, l’ancien président du BEA Jean-Paul Troadec a évoqué une possible panne de moteur, un malaise du pilote, ou encore « une mauvaise disposition des passagers à l’intérieur de l’appareil »
ayant pu entraîner « un déséquilibre ». « Pour ce type d’avion, il n’y a pas de boîte noire »,
souligne sur LCI Mathieu Buisson, ingénieur de vol et pilote privé. Néanmoins, les enquêteurs pourront probablement s’appuyer sur des vidéos filmées à l’intérieur de l’appareil et depuis le sol, ainsi que sur les récits des témoins du drame.











