jeudi, mai 28

Avec notre correspondant à Abidjan, Benoît Almeras

Sur un terrain de sport de Marcory, commune de la ville d’Abidjan, plusieurs dizaines de croyants se sont rassemblés sous les tonnelles. Abrités de la pluie, ils ont assisté au prêche de ce matin. La prière s’est achevée avec le sacrifice du mouton.

Pour l’imam Youssouf, la Tabaski est l’occasion de renforcer l’harmonie dans son quartier. « On a notre mouton, qu’on tue et qu’on partage ensemble dans le quartier. Une fois qu’on mange ensemble, on s’aime davantage, explique-t-il. Musulmans et non-musulmans, on est tous ensemble, main dans la main. Et c’est ça l’objectif que nous recherchons également pour cette fête. »

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La Tabaski, une fête de partage

Aboubacar fréquente la mosquée voisine. Pour lui aussi, le partage est un rituel de la fête. « Il faut partager en trois parties: une partie pour le voisinage, une partie pour ceux qui n’ont pas les moyens, et le reste pour votre famille, explique-t-il. Nous avons aussi distribué des vivres, de l’argent aussi… »

Dans une autre commune, à Cocody, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant une villa cossue. Pour cette Tabaski, Djeneba espérait, elle, bénéficier de la charité du ministre qui occupe les lieux. Car pour beaucoup à Abidjan, la Tabaski coûte cher : difficile de trouver un mouton pour moins de 100 000 francs CFA (environ 152 euros).

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