mardi, avril 21

Avec notre correspondant à Dakar, Abdoul Aziz Diallo

Dans sa plaidoirie, l’avocat commis d’office des 45 accusés a d’abord rendu hommage aux 14 soldats ivoiriens tués lors de l’attaque de Kafolo en 2020 en Côte d’Ivoire. Maître Mouhamed Lamine Koné demande ensuite l’acquittement pur et simple de 35 accusés. Selon lui, certains sont poursuivis uniquement en raison de liens familiaux avec des personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attentat.

Parmi eux, le chef de la communauté peulh de Kafolo. Son seul tort, selon la défense, est d’avoir côtoyé certains des assaillants. Mais quel rôle précis lui est reproché ? L’instruction, reste muette sur ce point, affirme l’avocat.

Pour d’autres accusés, soupçonnés notamment d’avoir aidé les assaillants à fuir, la défense demande une requalification des faits. Selon elle, ils devraient être poursuivis pour recel de malfaiteurs, et non pour actes de terrorisme. Pour la défense, aucun élément matériel ne permet d’établir leur implication directe dans l’attaque de Kafolo.

Concernant les dix accusés ayant reconnu les faits au cours des débats, la défense plaide des circonstances atténuantes. « À l’origine, il ne s’agit pas de personnes qui avaient forcément l’esprit malveillant, argumente Maître Mouhamed Lamine Koné. Mais qui ont juste été instrumentalisé par de mauvais esprits, qui les ont embarqué dans une aventure et qui en fin de compte leur voue aujourd’hui de se retrouver dans les liens de la détention. Donc pour ceux là, j’ai demandé que le Tribunal ait la même moins lourde et qu’il puisse leur permettre de se resocialiser ».

Le verdict dans ce procès de l’attentat de Kafolo est attendu le lundi 27 avril prochain.

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