mercredi, mai 20

Les négociations de la dernière chance se tenaient ce mercredi 20 mai dans l’après-midi à Séoul entre la direction de Samsung Electronics et les syndicats du groupe, avec la médiation personnelle du ministre du Travail coréen, Kim Young-hoon. Quelques heures auparavant, les représentants de l’organisation syndicale Samsung Electronics Labor Union (Selu) avaient confirmé qu’ils se préparaient à déclencher, à partir du 21 mai, une grève de dix-huit jours dans les usines coréennes du premier fabricant mondial de puces mémoire.

“Visiblement ému devant les caméras des chaînes d’info, le dirigeant syndical Choi Seung-ho s’est excusé pour l’échec des négociations ‘malgré toutes les concessions qui [avaient été] faites’”, rapporte Nikkei Asia. De son côté, le gouvernement avait exprimé sa profonde déception à la suite de l’échec de la médiation tentée sous l’égide du ministère du Travail.

Le conflit porte sur le partage des superprofits tirés du boom de l’intelligence artificielle (IA), dont les fabricants de puces sont les premiers bénéficiaires. Sur un an, Samsung Electronics a vu son bénéfice net multiplié par six, à 27 milliards d’euros.

Le syndicat demande que 15 % du bénéfice d’exploitation de l’entreprise soient réservés aux primes des employés et que le plafond de ces primes, fixé à 50 % du salaire annuel, soit supprimé. Il réclame également une hausse des salaires de 7 %, précise Nikkei Asia. Des exigences auxquelles la direction a jusqu’à présent opposé une fin de non-recevoir au prétexte qu’elles “risqueraient de compromettre les principes fondamentaux de la gestion de l’entreprise”.

Tout le secteur de la tech affecté

Selon les représentants syndicaux, plus de 48 000 travailleurs, essentiellement employés sur les lignes de production des semi-conducteurs, sont prêts à arrêter le travail. Pour Samsung, il s’agirait de la deuxième grève de son histoire, après le mouvement qui avait mobilisé plus de 6 000 employés en 2024.

Une grève d’une telle ampleur pourrait peser sur la croissance du pays – à lui seul, le groupe Samsung Electronics génère 12,5 % du PIB de la Corée du Sud. Elle pourrait aussi affecter tout le secteur de la tech, qui fait déjà face à une pénurie de puces mémoire.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version