Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial
C’est donc finalement le sortant, Pierre Moussa, 85 ans cette année, qui a été reconduit à la tête du Parti au pouvoir, le PCT, pour cinq ans, jusqu’en 2031. Sa désignation a fait suite à de nombreuses tractations qui ont longuement retardé la reprise des travaux. Les participants au congrès ont longtemps hésité entre reconduire le secrétaire général sortant ou prendre un nouveau.
Des noms ont circulé, notamment, ceux de l’ancien ministre des Finances, Gilbert Ondongo, de l’actuel ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada, ou encore du fils du président de la République, et ministre de la Coopération internationale, Denis Christel Sassou Nguesso.
« Au finish, nous avons préféré garder celui qui dirige le parti depuis six ans, sans des griefs », a confié un congressiste sous couvert d’anonymat.
Au plus hautes fonctions depuis trois décennies
Économiste de formation, ministre de façon ininterrompue entre 1997 et 2012, ce Congolais venu de la même région que le président de République a été aussi président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre 2012 et 2017.
Le président du pays, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, avait été désigné mardi candidat du PCT à la prochaine élection présidentielle au Congo-Brazzaville, pour un nouveau mandat, après plus de quatre décennies au pouvoir, durant le sixième Congrès ordinaire du Parti congolais du travail. Le PTC est la principale formation politique de la majorité. Plus de 3 000 délégués étaient venus de tout le pays et de la diaspora pour participer à cet événement.
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