- Le conflit au Moyen-Orient commence à influer sur les habitudes des automobilistes dans l’Hexagone.
- Plus d’un conducteur sur trois dit avoir réduit ses déplacements à cause du prix du carburant.
- Comparatifs, covoiturage ou marche à pied, les Français adaptent leurs comportements.
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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent
C’est devenu un moment redouté pour Laure. Sans emploi, elle ne laisse désormais plus de place au hasard pour faire le plein de sa voiture. Sur son téléphone, elle compare à présent tous les prix des stations « J’ai téléchargé l’application hier. Parce qu’on n’a pas le choix »
, témoigne-t-elle dans le reportage du 13H ci-dessus.
« C’est le moment où on a envie de bouger, mais on se limite »
Plus de 2 euros le litre de gasoil. Depuis l’été 2022, dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les prix à la pompe n’avaient pas été si élevés. Le blocage du détroit d’Ormuz depuis deux semaines, à plus de 5.000 km d’ici, a des conséquences sur les cours du pétrole, et donc sur les prix des carburants. Pour de nombreux conducteurs, c’est tout le quotidien qui subit un grand coup de frein. « Si j’ai des trucs à faire, je vais à pied, il n’y a pas le choix »
, raconte Laure au micro de TF1. « Surtout que là, il y a les beaux jours qui commencent à revenir. C’est le moment où on a envie de bouger, mais on se limite »
, abonde son compagnon.
Limiter les frais de carburant
Mais pour beaucoup, la voiture est tout simplement indispensable, notamment en milieu rural, il faut donc trouver des solutions, tant bien que mal, pour limiter les frais. Comme cette retraitée et sa fille, qui ont choisi d’aller ensemble au centre commercial. « Nous, on habite à la campagne, donc on est obligés de sortir pour faire des courses. Mais au lieu d’y aller deux fois par semaine, j’y vais qu’une fois, (…), par souci d’économie, comme tout le monde »
, explique-t-elle au micro de TF1.
Entre 2019 et aujourd’hui, il faut compter en moyenne près de 20 euros de plus pour payer son plein d’essence. Et si en ville, les transports en commun sont plébiscités, pour les trajets plus longs, c’est le covoiturage qui est prisé. Romain s’apprête à rejoindre Rennes, à 6 heures de route de Clermont-Ferrand, pour 40 euros. « Je n’ai même pas essayé de faire le calcul avec le prix actuel de l’essence »
, sourit-il, « aucun doute, pour covoiturer avec plaisir »
.
Et dans la voiture de Michaël, qui passe le prendre, il y a trois passagers et une seule règle de conduite. « J’ai réduit ma vitesse, au lieu d’être à 130, je suis à 120 km/h »
, explique le conducteur. Aujourd’hui, plus d’un automobiliste sur trois dit avoir réduit ses trajets à cause du prix du carburant.











