Après quatre premières semaines d’auditions ponctuées par les questions à charge du député proche de Jordan Bardella, le rapporteur Charles-Henri Alloncle (UDR, Hérault), et par plusieurs posts accusatoires envers les auditionnés sur les réseaux sociaux, les deux prochains mois de la commission d’enquête consacrée à l’audiovisuel public peuvent-ils se dérouler de manière plus apaisée ? Pour tenter d’établir un « cadre digne, sérieux et respectueux », le président de la commission d’enquête parlementaire, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, Calvados), avait convoqué une réunion de bureau, mardi 6 janvier en fin d’après-midi, rappelant que la commission « ne peut être le lieu du procès à charge de l’audiovisuel public ».
Quelques jours après la réception des courriers critiques de la PDG de Radio France, Sibyle Veil, et de l’éditorialiste politique de France Inter, Patrick Cohen, adressés aux membres de la commission, M. Patrier-Leitus s’était décidé, le 22 décembre, à suspendre de l’envoi de convocation pendant les deux semaines de vacances parlementaire, constatant que les premiers principes sur lesquels ils s’étaient mis d’accord avec le rapporteur – comme « fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions » – n’avaient « pas toujours » été respectés. Dans le même temps, la candidate de l’extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen et le président du Rassemblement national Jordan Bardella, avaient pris fait et cause pour M. Alloncle, saluant son travail et son obstination.
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