vendredi, août 7

  • Après les scandales du périscolaire à Paris ou de l’école de Bétharram, faut-il plus de vérifications sur les antécédents des animateurs des colonies de vacances ?
  • C’est ce que souhaite la haute-commissaire à l’enfance, Sarah El-Haïry, qui plaide pour un « service unique interministériel ».

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Les dérives dans le viseur. La haute-commissaire à l’enfance, Sarah El-Haïry, a appelé ce jeudi 6 août à créer un « service unique interministériel de vérifications des antécédents » pour les animateurs, lors d’un déplacement dans une colonie de vacances à Calvi (Haute-Corse).

« Les colonies de vacances sont bien plus que des séjours d’été », a-t-elle assuré auprès d’enfants en colonie de vacances au camping Dolce Vita de Calvi. Elle a notamment défendu « un pilier de l’éducation populaire » avec « des lieux où les enfants découvrent l’autonomie, apprennent à vivre avec les autres, prennent confiance en eux et s’ouvrent au monde ».

Une fréquentation en baisse

Selon l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), en 2024-2025, « avec 1,3 million de départs d’enfants ou d’adolescents en colonie de vacances, la fréquentation des accueils collectifs avec hébergement diminue par rapport à l’année précédente (-4%) et reste à un niveau inférieur à celui d’avant la crise sanitaire ». Et face aux scandales qui ont touché notamment l’accueil périscolaire à Paris ou l’école de Bétharram, Sarah El-Haïry a reconnu que « pour préserver ce modèle, nous devons être toujours plus exemplaires sur la sécurité », les parents ayant « besoin de savoir que tout est mis en œuvre pour protéger leurs enfants ».

Elle a rappelé les grandes lignes du projet de loi sur la protection de l’enfance adopté à l’unanimité en juin dernier par les députés, et insisté sur « deux avancées majeures » : « l’harmonisation des incapacités d’exercer, afin qu’une interdiction s’applique pleinement aux accueils collectifs de mineurs » et « un contrôle d’honorabilité régulier, tous les trois ans, et non plus uniquement au moment du recrutement ».

« Je veux aller plus loin et engager une bascule de doctrine : demain, nous devons aller vers un véritable service unique interministériel de vérification des antécédents administratifs et judiciaires, pour harmoniser les outils et renforcer encore la protection des enfants », a-t-elle appelé de ses vœux. « La meilleure façon de défendre les colonies de vacances est de garantir qu’elles restent, pour chaque enfant, des lieux de confiance, de sécurité et d’épanouissement. »

Sarah El-Haïry a également assuré sa « confiance aux milliers d’animateurs, directeurs et bénévoles qui accomplissent un travail remarquable, tout en étant d’une fermeté absolue envers ceux qui menacent la sécurité des enfants ».

I.N avec AFP

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