« À l’heure actuelle, nous dénombrons 14 morts et plus de 38 blessés, dont cinq mineurs », a déclaré sur X le gouverneur du département du Cauca, Octavio Guzmán. Des témoins ont affirmé que l’impact les avait projetés, eux et leurs véhicules, à plusieurs mètres.
Une source policière a indiqué que les équipes de secours tentaient encore de localiser des personnes portées disparues. Il était difficile d’évaluer le nombre de victimes en raison d’échanges de tirs avec des guérilleros dans trois commissariats du Cauca, a-t-elle ajouté. Des images de l’AFP montrent des personnes autour des corps des victimes, des véhicules détruits et des profonds cratères sur une route du département du Cauca, traditionnelle zone d’influence des groupes armés, où l’explosion s’est produite.
« Ceux qui ont commis cet attentat et tué […] sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue », a dénoncé sur X le président Gustavo Petro, qui s’apprête à quitter le pouvoir. « Je veux les meilleurs soldats pour les affronter », a-t-il ajouté, accusant le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco, qu’il a souvent comparé au défunt baron de la drogue Pablo Escobar.
Le ministre de la Défense Pedro Sánchez a assuré samedi que la présence militaire et policière serait renforcée dans la zone.
Attaques à répétition
Après une année à essayer de négocier un accord de paix avec Mordisco, le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie a opté pour une guerre frontale avec le guérillero. Une récompense d’environ un million de dollars est offerte pour toute information conduisant à sa capture.
Vendredi 24 avril, un attentat contre une base militaire a fait un mort à Cali (sud-ouest), la troisième ville du pays, et a marqué le début d’une série d’attaques dans les régions de la Vallée du Cauca et du Cauca, fief de la dissidence des Farc sous le contrôle de Mordisco.
En 2025, des attentats sanglants contre les forces de l’ordre dans la région avaient fait des victimes parmi les civils et marqué la pire vague de violence que le pays ait connue au cours de la dernière décennie.
Cette dernière vague d’attentats exacerbe le climat de tension à l’approche de la présidentielle du 31 mai, où la sécurité est l’un des thèmes centraux depuis l’assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, abattu lors d’un meeting en juin 2025.
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