Les élections législatives qui se tiennent dimanche 8 mars en Colombie font figure de test pour l’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 31 mai. Premier président de gauche de l’histoire du pays, le sortant, Gustavo Petro, ne peut, constitutionnellement, briguer un deuxième mandat. Mais le candidat de son parti, Ivan Cepeda, arrive en tête dans les sondages, avec plus de 30 % des intentions de vote au premier tour, devant l’outsider de la droite extrême Abelardo de la Espriella. M. Cepeda est, pour le moment, donné gagnant au second tour.
Le résultat des « consultations » qui se tiendront, elles aussi, dimanche pourrait changer la donne de la campagne présidentielle. Trois primaires interpartis vont, en effet, permettre aux coalitions de partis – de droite, du centre et du centre gauche – de se choisir un candidat présidentiel.
« Les élections législatives, souvent effacées par la présidentielle, sont perçues, cette fois-ci, comme ayant un véritable enjeu. S’affronteront deux forces politiques relativement rassemblées », note Yann Basset, chercheur à l’université du Rosaire, à Bogota. Le Pacte historique (coalition de gauche) et le parti du Centre démocratique de l’ancien président Alvaro Uribe (droite) espèrent consolider leur force parlementaire. Mais le jeu politique reste fragmenté et aucun des deux n’est en mesure d’obtenir la majorité. Une douzaine de partis sont en lice.
Il vous reste 78.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











