L’auteur de BD français Clément Oubrerie, dessinateur des séries Aya de Yopougon et Pablo, est mort dimanche à l’âge de 59 ans, a annoncé lundi 2 mars la maison d’édition Dargaud.
« Sa palette, son sens du découpage, l’expressivité de ses personnages, la virtuosité de son dessin » ont fait de lui « un pilier de la bande dessinée », a salué l’éditeur dans un communiqué. « Clément Oubrerie laisse à la bande dessinée un héritage poétique, joyeux et protéiforme », a-t-il ajouté.
Né en 1966, Clément Oubrerie a démarré ses études à l’Ecole supérieure d’arts graphiques avant de partir aux Etats-Unis, où il commence sa carrière en tant qu’illustrateur jeunesse et sort ses premiers albums.
Une saga traduite en plus de 15 langues
En 2005, il publie avec la scénariste Marguerite Abouet le premier tome d’Aya de Yopougon, qui raconte la vie dans les années 1970 d’Aya, une Ivoirienne de 19 ans vivant à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan.
Couronnée « meilleur premier album » au Festival d’Angoulême en 2006, cette BD lance une saga qui compte désormais huit tomes et a été traduite en plus de 15 langues.
Il coréalise en 2013 avec Marguerite Abouet l’adaptation en long-métrage d’animation des deux premiers tomes d’Aya, produit par le studio Autochenille Production qu’il a fondé avec le dessinateur Joann Sfar et le réalisateur Antoine Delesvaux.
A partir de 2012, il entame la série Pablo avec sa compagne, la scénariste Julie Birmant, consacrée à la jeunesse du peintre Picasso à Montmartre. Cette collaboration sous forme de fictions documentaires a continué autour d’autres artistes comme la danseuse américaine Isadora Duncan (Il était une fois dans l’Est, 2015) et le peintre Salvador Dali (Dali, avant Gala, 2023).















