- Les résultats des élèves français à l’enquête internationale Pisa de 2025 sont les plus bas jamais mesurés.
- Un constat « préoccupant » selon le ministre de l’Éducation.
- Ce dernier souhaite mieux partager ces résultats avec les équipes pédagogiques et les familles afin de renforcer leur implication.
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Les résultats des élèves français au test international Pisa de 2025 sont « préoccupants »
mais « hélas, pas une surprise »
, estime mardi 8 septembre le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray dans une interview au Monde.
Si la France se situe toujours dans la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « ses scores sont de plus en plus bas »,
selon l’organisation qui a dévoilé son étude mardi matin. Par rapport à 2022, ses résultats en sciences ont baissé de 4 points, en compréhension de l’écrit de 18 points et en maths de 16 points. L’OCDE considère que 20 points représentent environ une année de scolarité.
Quelles pistes pour remonter la pente ?
Édouard Geffray souhaite « augmenter de 50%, d’ici cinq ans, les heures d’autonomie accordées aux collèges », « pour renforcer le soutien aux élèves en difficulté, pour diversifier l’offre et ouvrir davantage de possibilités à tous les élèves »
, a-t-il précisé ensuite sur X. « On s’est beaucoup focalisés sur la réduction du nombre d’élèves par classe, nécessaire, peut-être au détriment de la réflexion sur la pédagogie »,
estime-t-il. Chaque famille recevra ainsi après les vacances de la Toussaint un document détaillant les apprentissages prévus pour l’année scolaire.
Le ministre souhaite aussi mieux partager les résultats de Pisa avec les équipes pédagogiques et les familles afin de renforcer leur implication.
« J’estime aussi qu’on peut jouer sur un autre levier, celui de la formation continue des enseignants »,
avance-t-il. Le ministre a ensuite indiqué sur X que les dix-huit heures annuelles de formation obligatoire dans le premier degré pourraient être augmentées jusqu’à trente-six heures.
Édouard Geffray souhaite également relancer le chantier de la labellisation des manuels scolaires, dans un premier temps au CP et au CE1 pour la lecture et les mathématiques.

