Dans le silence qui entoure le journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie depuis fin juin 2025, chaque prise de parole fait l’objet d’une attention particulière. Auditionnés devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 21 janvier, la mère et le beau-père du collaborateur du groupe So Press (So Foot, Society, etc.) ont rappelé qu’il gardait le « moral malgré une détention difficile, marquée par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier et des visites limitées à trente minutes tous les quinze jours derrière une vitrine », selon le communiqué publié à l’issue de la séance.
Le reporter, venu en Algérie pour des sujets sur la Jeunesse sportive de Kabylie, le grand club de football de Tizi Ouzou, entame, jeudi 29 janvier, son septième mois de détention dans la prison de la ville, où il purge une peine de sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». La justice algérienne lui reproche notamment des entretiens avec des personnalités liées au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, une organisation classée comme terroriste par Alger depuis 2021.
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