Mohamed Tlamsi, candidat à la tête d’une liste Europe Egalité Ecologie pour les municipales des 15 et 22 mars à Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), a entièrement réalisé ses affiches de campagne avec l’intelligence artificielle (IA). Et il l’assume. Sur son compte Instagram, quelques internautes critiquent la démarche en raison de son impact écologique. Le jeune homme se défend : « L’enjeu (…) est de mettre l’intelligence, humaine comme artificielle, au service de l’intérêt général. »
Il n’est pas le seul à penser ainsi. Le 7 janvier, le parti Renaissance annonçait investir dans le déploiement d’une stratégie numérique s’appuyant sur l’IA, avec, en ligne de mire, la présidentielle de 2027. Un directeur chargé d’un pôle « technologies et innovations » a été nommé : Victor Cohen, ancien responsable des outils numériques du parti. Renaissance a d’ores et déjà conclu un accord avec une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle, dont il refuse de communiquer le nom.
Dès juin 2024, Reconquête ! s’était aussi emparé de l’outil, à l’occasion des législatives anticipées. Le président du parti d’extrême droite, Eric Zemmour, se vantait alors sur X d’avoir créé la « première vidéo de politique française entièrement réalisée par l’intelligence artificielle ». Les images ainsi générées illustrent ses obsessions : immigration, sécurité et déclin économique. Dans une enquête publiée le 4 juillet 2024, les chercheurs de l’ONG AIForensics relevaient que l’usage de l’IA générative lors de la campagne des législatives était très largement le fait des partis d’extrême droite.
Il vous reste 80.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















