- L’ancien maire a été condamné le 1er décembre dernier à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape contre un rival, un piège financé avec des fonds publics.
- Après avoir interjeté appel, il sera jugé à nouveau début juin, a indiqué la cour d’appel de Lyon.
- L’ancien édile est actuellement incarcéré à Bourg-en-Bresse, mais la justice a accepté sa demande de remise en liberté.
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Chantage à la sextape à la mairie de Saint-Étienne
La date est désormais arrêtée. L’ex-maire de Saint-Étienne (Loire), Gaël Perdriau, condamné en première instance à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape (nouvelle fenêtre), sera rejugé du 8 au 12 juin devant la cour d’appel de Lyon, a appris jeudi l’AFP auprès de cette juridiction. L’ancien édile avait fait appel de la décision, continuant de clamer son innocence.
Maire de Saint-Étienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, cet ancien élu LR de 53 ans a été incarcéré le 7 janvier (nouvelle fenêtre) à la prison de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain. Il avait démissionné de ses mandats dans les jours qui ont suivi le jugement du 1ᵉʳ décembre dernier. Il avait alors été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire, c’est-à-dire avec application immédiate, même en cas de recours. Le tribunal avait alors souligné l’« extrême gravité des faits »
.
La date de sa remise en liberté pas encore communiquée
Son avocat, Me Jean-Félix Luciani, avait demandé sa remise en liberté. La justice a finalement accédé à la demande, selon un de ses avocats interrogé par l’AFP. Ce dernier ne souhaite toutefois « pas communiquer la date »
de sa sortie de l’établissement pénitentiaire où il est placé à l’isolement.
Malgré ses protestations d’innocence, Gaël Perdriau avait été reconnu en première instance coupable d’avoir comploté pour filmer le Premier adjoint Gilles Artigues à son insu (nouvelle fenêtre) dans une chambre d’hôtel, en compagnie d’un prostitué. Mais aussi d’avoir utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival du maire, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.
« Cette décision, je la vis comme une terrible injustice »
, avait-il écrit sur son compte Facebook le jour de son incarcération. « C’est aussi pour cette raison que j’ai fait appel, avec l’espoir profond que la justice saura entendre ma voix »
, avait-il ajouté.
Trois anciens membres de son entourage ont également été reconnus coupables. Parmi eux, l’ancien adjoint à l’Éducation Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary Langlet, condamnés à trois ans de prison ferme, ont eux aussi fait appel. Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a écopé de deux ans de prison ferme, n’a pas interjeté appel.















