Jean-Luc Mélenchon à la rescousse d’Aly Diouara. Le leader de LFI a dénoncé ce samedi 15 août un « racisme systémique » de « la caste », montant au créneau pour défendre le maire LFI de La Courneuve Aly Diouara, accusé d’occuper indûment un logement social. Jean-Luc Mélenchon est aussi venu au soutien d’un autre maire LFI de Seine-Saint-Denis, Bally Bagayoko à Saint-Denis, lui qui est visé par une plainte pour emploi fictif.
« Noir et LFI, c’est trop pour les suprémacistes médiatiques. Le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste », a-t-il affirmé sur X, alors que les deux élus ont dû s’expliquer cette semaine après des informations du Canard enchaîné.
Entre Mélenchon et Attal, une « bromance » estivale particulière qui se poursuit sur la dette
« Après les calomnies contre Bally Bagayoko, démenties par la RATP, voici une campagne des mêmes contre Aly Diouara, maire de La Courneuve. Un hasard ? Auparavant, cela a été Danièle Obono, Rachel Keke et Carlos Martens Bilongo », a affirmé le candidat à l’élection présidentielle, citant plusieurs élus ou ex-élus noirs de son mouvement, La France insoumise.
Aly Diouara a affirmé vendredi au Parisien être « totalement dans les clous » concernant le logement social qu’il continue d’occuper malgré des indemnités de député d’environ 7 600 euros brut mensuels, perçus depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2024.
« Je suis un enfant du logement social »
« Je suis un enfant du logement social, c’est-à-dire que j’y ai grandi depuis que je suis né », a-t-il déclaré, affirmant respecter les règles. Le plafond du logement social est basé sur ses revenus de 2024, « année où je n’ai été député qu’à partir du mois de juillet », a-t-il ajouté, indiquant néanmoins avoir effectué des démarches pour trouver un autre appartement.
Aly Diouara cumule actuellement le mandat de député avec celui de maire de La Courneuve, ce qui est rendu possible par l’existence d’un recours contre son élection aux municipales de mars dernier. Son indemnité de maire est donc pour l’instant suspendue.
De son côté, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis aux mêmes municipales, est lui visé par une plainte de l’association AC ! ! Anti-Corruption pour des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et dans sa charge d’élu local.
La RATP a démenti tout emploi de complaisance et Bally Bagayoko a nié jeudi dans Le Parisien avoir bénéficié d’une « faveur technique » pour cet emploi occupé à partir du début des années 2000, en parallèle de mandats locaux, et rémunéré environ 6 000 euros par mois.
Camouflet pour Macron, le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
Macron sur un jet-ski fait la Une de Paris Match, ses opposants lui décernent la palme de « l’indécence »

