- Certains retraités font le choix de passer leur retraite à l’étranger.
- Cela peut apporter un certain confort, mais nécessite d’effectuer des démarches spécifiques.
- Par ailleurs, cela peut impacter le montant de la pension, des aides et l’Assurance maladie.
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Partir à l’étranger pour y passer sa retraite peut être tentant pour plusieurs raisons. Le coût de la vie peut y être inférieur, et donc offrir un certain confort même avec une pension modeste. Certains rechercheront un cadre idyllique ou une météo agréable, ou encore souhaiteront se rapprocher de leur famille. Parfaitement possible, cette décision suppose cependant certaines démarches, notamment pour continuer à toucher sa pension.
Quelles démarches pour partir à la retraite à l’étranger ?
Que ce soit à l’étranger ou en France, tout changement de situation doit être communiqué à votre caisse régionale de retraite. Cela est particulièrement important s’agissant d’un changement d’adresse à l’étranger. Il est possible de conserver un compte bancaire en France comme de demander le versement sur un compte étranger. Il peut cependant être préférable de gérer soi-même un éventuel changement de devise afin de rechercher les meilleurs taux.
Vivre à l’étranger : quel impact sur ma pension de retraite ?
Par ailleurs, partir vivre à l’étranger quand on est à la retraite impose de justifier régulièrement de son existence auprès des services de l’État. Pour cela, un certificat de vie vous sera demandé chaque année, informe le site de l’Assurance retraite. Il doit être validé par une autorité compétente de votre pays de résidence comme une mairie, une préfecture ou un commissariat, qui confirmera votre existence.
Le fait de vivre à l’étranger ne modifie pas le montant de vos droits. Mais votre pension peut légèrement augmenter dans les faits. En effet, un retraité qui n’est plus domicilié fiscalement en France n’est plus soumis au paiement de plusieurs prélèvements sociaux : la contribution sociale généralisée (CSG) dont le taux peut atteindre 8,3 %, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,5 % et la contribution de solidarité pour l’autonomie (CASA) de 0,3 %. En revanche, les personnes établies à l’étranger ne peuvent plus bénéficier de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), ni de l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi).
Est-on toujours couvert par l’Assurance maladie ?
En s’établissant à l’étranger, un retraité français ne sera plus couvert par l’Assurance maladie. Toutefois, il existe des accords entre la France et de nombreux pays, qui permettent de bénéficier du système de protection local, comme si vous aviez cotisé dans ce pays. Cela ne signifie cependant pas que vous bénéficierez du même niveau de protection. Chaque cas étant potentiellement différent, il est important de se renseigner sur les accords en vigueur, les démarches à réaliser, la qualité des soins et le niveau de prise en charge dans votre pays de destination. Ainsi, vous pourrez souscrire à une complémentaire adaptée. Par ailleurs, selon les destinations, il est possible d’être pris en charge par l’Assurance maladie lors d’un séjour temporaire en France.

