lundi, mai 18

« C’est un non-sujet. » Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, interrogé sur BFMTV ce dimanche 17 mai à propos de son refus d’accrocher le portrait du président Emmanuel Macron, estime qu’il ne s’agit pas d’un sujet « urgent ».

Il affirme , par ailleurs, qu’il « n’a jamais été accroché ». « J’ai été pendant 20 ans en responsabilité à la ville de Saint-Denis, j’ai commencé mes responsabilités en tant qu’élu en 2001. De 2001 jusqu’à 2020, je n’ai jamais vu le portrait d’aucun président de la République dans le bureau du maire. Ce dont on parle c’est un non-sujet en réalité », détaille-t-il.

« En réalité, il n’a jamais été accroché. Quand je suis arrivée dans mon bureau, il n’était pas accroché. C’est un militant qui l’a accroché pour faire une petite plaisanterie et je l’ai, ensuite, re-décroché », ajoute l’édile.

« Mes habitants attendent que l’État apporte des moyens »

Il déplore le fait que les « médias ont choisi d’évoquer, dans la panoplie des sujets urgents, ce sujet-là qui est un non-sujet ». « Moi mes habitants attendent que l’État puisse apporter des moyens pour la rentrée scolaire, car il devrait y avoir un certain nombre de fermetures d’établissements », précise-t-il.

Le maire rappelle, par ailleurs, « que ça pas une obligation, c’est une tradition ».

Dans un courrier adressé à Bally Bagayoko daté du 6 mai, le préfet de la Seine-Saint-Denis Julien Charles avait demandé au maire de « reconsidérer sa position ».

« L’accrochage du portrait du président de la République dans les mairies, s’il ne relève d’aucune obligation légale, est un usage consacré par la tradition républicaine. À l’instar du drapeau tricolore, de notre devise nationale ou de la Marianne, il s’agit d’un symbole républicain », avait-il détaillé.

« Cette lettre n’a pas lieu d’être, le préfet le confirme lui-même: notre démarche s’inscrit dans une parfaite légalité et nous l’assumons pleinement », avait ensuite réagi auprès de l’AFP Bally Bagayoko.

Article original publié sur BFMTV.com

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