- À l’occasion du « dry January » où près d’un Français sur quatre se dit prêt à ne pas boire d’alcool.
- Pour cela, certains se tournent vers des vins qui n’en contiennent pas.
- Mais que valent-ils ? Le JT de TF1 s’est posé la question.
Suivez la couverture complète
Le 13H
À l’œil, les vins sans alcool pourraient ressembler à des grands crus, mais au goût, qu’en pensent les amateurs, alors que durant le « dry January » de plus en plus de Français sont tentés par l’expérience ? « Ça se boit, c’est pas mauvais. Ça n’a pas de rapport vraiment avec un alcool quand même »
, lance une retraitée assise à la terrasse d’une brasserie de Nîmes (Gard).
En revanche, une amatrice de vin est plus catégorique. « Je trouve que ça n’a pas du tout la couleur du vin, ça ressemble vraiment à du jus de raisin. Et au goût, ça manque de profondeur. Je vois la différence tout de suite »
, assure-t-elle dans le reportage ci-dessus. Mais d’autres consommateurs semblent conquis. « C’est impressionnant. Si j’avais su quand j’étais enceinte. Franchement, c’est une bonne alternative »
, admet une mère de famille.
C’est vraiment une alternative au vin
C’est vraiment une alternative au vin
Alexandra Cavallin, caviste à la « Cave parallèle » à Nîmes
En France, le marché du sans alcool est en plein essor : plus d’un Français sur quatre en a consommé en 2025. À Nîmes, une caviste ne propose même que des boissons désalcoolisées, avec plus de 40 références au même prix que des bouteilles classiques. Comptez 11,50 euros pour un sauvignon blanc. Ici, les clients recherchent la nouveauté. « Vous n’allez pas retrouver tous les marqueurs du vin, la chaleur en bouche. C’est vraiment une alternative au vin »
, explique Alexandra Cavallin, de la « Cave parallèle ».
Une alternative produite à seulement quelques dizaines de kilomètres de sa cave. Il y a un an, Maxime et Sylvain Gervasoni, deux frères viticulteurs, tentent le pari et dédient 80 hectares de leurs vignes au sans alcool. Ils sélectionnent les cépages les plus aromatisés. « Il ne faut pas penser qu’on prend le moins bon vin de notre cave, mais on va prendre le meilleur. Si on met un vin de faible qualité, on va perdre vraiment la structure du vin et on va se retrouver avec un vin vraiment très astringent, très âpre, très acide »
, disent-ils.
Mais alors, comment est créé ce breuvage ? Dans une machine, le vin fermenté est chauffé progressivement à 50° pendant 12 heures. L’alcool évaporé est séparé du vin. Une méthode douce pour ne pas trop dégrader sa qualité. Un pari gagnant. Leurs rayons désalcoolisés représentent près de 70% de leur vente. « Ce n’est pas un effet de mode pour moi, c’est un mouvement de société qui arrive et qui se met en place »,
souligne Maxime Gervasoni. À la table des sans-alcool, il est même possible de retrouver aujourd’hui bière, champagne et whisky.












