- Trois skieurs ont été tués dans une avalanche ce dimanche dans les Alpes, ce qui porte à six le nombre de morts depuis samedi.
- Avec un mètre de neige tombé en 48 heures, le risque est très élevé et cela concerne la plupart des massifs.
Voilà une vidéo qui a le mérite d’alerter sur le sort que réservent les avalanches. Il y a trois jours, dans les Pyrénées, une skieuse est emportée en pleine descente. La jeune femme seule avec son chien est entraînée sur plusieurs centaines de mètres. Elle s’en sort indemne et publie son récit, images à l’appui, sur les réseaux sociaux. Car les conséquences sont parfois dramatiques.
C’est un endroit magique et aujourd’hui c’est triste parce que ce sera aussi un cimetière.
C’est un endroit magique et aujourd’hui c’est triste parce que ce sera aussi un cimetière.
Mickaël Bimboes, skieur hors-piste professionnel
À Courchevel dimanche matin, un homme a perdu la vie dans une avalanche. Il skiait dans un secteur hors piste. La zone était dangereuse aujourd’hui selon Mickaël Bimboes, un skieur hors-piste professionnel. « C’est un endroit qu’on pratique quasiment toutes les semaines. C’est un endroit magique et aujourd’hui c’est triste parce que ce sera aussi un cimetière »
, dit-il dans le reportage ci-dessus.
À une vingtaine de kilomètres à La Plagne, un autre skieur a été emporté par une avalanche. Une cinquantaine de secouristes a été immobilisée, mais la victime, un homme de nationalité anglaise, n’a pas survécu. « La victime a dû être ensevelie entre 40 et 50 minutes avant d’être dégagée. Ensuite, il y a eu une réanimation qui a été effectuée par le médecin et les secouristes, malheureusement sans résultat »
, explique Adrien Dauvé, directeur général adjoint du domaine skiable de La Plagne. En fin de journée, nouveau drame plus au nord, à Vallorcine.

Au total ce week-end, cinq skieurs et un pisteur ont perdu la vie, emportés par des avalanches. On dénombre aussi plusieurs blessés, comme à Aurel ce dimanche après-midi. Météo-France avait placé les Alpes en risque fort d’avalanches, avec un niveau de 4 sur 5. Alors pour les secours, la vigilance est maximale, avec une surveillance des massifs par hélicoptère et sur le terrain un travail de prévention, comme à la Clusaz (Haute-Savoie). « Petit rappel, ça fait pas de mal. C’est très dangereux de faire du hors-piste vu ces conditions »,
alerte Maxime Galletti, pisteur artificier.
Mais certains skieurs prennent le risque. « Je le fais en connaissance de cause, mais je vais pas passer dans les endroits qui sont dangereux »,
assure l’un d’eux. Cela laisse dubitatif le pisteur qui admet que « ceux qui ont envie d’y aller, ils ont le droit »
. « On peut pas spécialement les en empêcher. C’est plutôt de la dissuasion et discuter avec eux »,
ajoute-t-il. Les secouristes rappellent que dans les zones à risque, le passage d’un seul skieur peut suffire à provoquer une avalanche.











