samedi, avril 25

Un braquage à 300.000 euros. Un collectionneur professionnel de cartes Pokémon a été victime de deux malfrats, qui sont repartis avec son stock, après l’avoir braqué à main armée. Myke Petel, qui habite à Prigonrieux, près de Bergerac, en Dordogne, est à son domicile mardi 21 avril, quand on sonne à sa porte.

« C’était le début d’après-midi quand j’ai vu un véhicule rentrer dans mon allée. Un homme a sonné à la porte et s’est fait passer pour un livreur. Il m’a expliqué que le colis était pour ma femme et qu’il avait besoin de justificatif d’identité », relate le collectionneur à Sud-Ouest.

« Ils me volent tout »

Le faux livreur, dont le visage est couvert par un masque, sort alors un pistolet et braque Myke Petel. Le braqueur lui dit être « payé par un de (ses) proches » et assure savoir qu’il a « de l’argent » chez lui. L’homme « fait entrer un complice » et entre dans la pièce où Myke Petel entrepose ses cartes Pokémon.

De retour d’une convention à Paris, il comptait les remettre au coffre dans la journée. Les malfrats s’emparent des cartes, d’une valeur estimée à 300.000 euros.

« Ils me volent tout, chargent dans la voiture et dérobent mon téléphone, qui est relié aux caméras de surveillance installées à l’avant de la maison », raconte la victime, ligotée avec du ruban adhésif qui lui couvre également les yeux et la bouche.

Une enquête ouverte

Quand il n’entend plus de bruit, le collectionneur défait ses liens. « Quand je me relève, je vois que la voiture est toujours là, et, alors que je me dirige vers la cuisine, je tombe nez à nez avec lui. »

Le braqueur s’enfuit et Myke Petel court chez ses voisins donner l’alerte. Il porte plainte à la gendarmerie. Auprès de nos confrères, le parquet de Bergerac confirme l’ouverture d’une enquête en flagrance, confiée à la brigade de recherches de Bergerac pour « vol avec arme ».

« Les gens qui ne connaissent pas ce marché ne se doutent pas de l’ampleur que ça a pris. Ce qui m’ont fait, c’est sans doute le plus gros braquage de ce type commis en France », assure Myke Petel.

Ce dernier n’est pas le premier collectionneur victime de ce genre de braquage. « Les cartes Pokémon intéressent particulièrement les réseaux criminels car elles servent de monnaie d’échange », explique ainsi Anne-Cécile Dumonteil, procureure de Bergerac.

Article original publié sur BFMTV.com

Share.
Exit mobile version