- Deux incendies se sont déclarés la nuit dernière dans les Bouches-du-Rhône.
- À Rognac, 600 habitants ont dû quitter leurs logements.
- Ils ont été autorisés à rentrer chez eux ce jeudi matin, mais certains ont découvert leurs maisons détruites.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Lorsqu’il est rentré chez lui ce matin à Rognac, près d’Aix-en-Provence, Patrick Thomas n’a pas reconnu sa maison. « Là, il y avait une cuisine d’été avec un réfrigérateur. Ça ne ressemble plus trop à un réfrigérateur, mais ça a été un réfrigérateur »,
montre-t-il dans le reportage ci-dessus. Son jardin n’est plus qu’un tas de cendres. « Là j’avais une tonnelle toute équipée. Et tout ça, ça a disparu »,
ajoute-t-il. Son quartier a été ravagé par les flammes dans la nuit de mercredi à jeudi. Il est donc impossible pour lui de rester ici. Avec sa femme, ils vont déménager. « Je pense qu’on ne reviendra plus ici, c’est fini. On a beau se dire que c’est du matériel, mais c’est notre matériel. Il n’y a pas eu de vie humaine en jeu, heureusement. Même si c’est un petit peu de quelque chose, c’est un petit peu de nous. C’est notre histoire qui est partie en fumée »
, dit-il.
Il y a tout qu’a cramé. Ça fait 300.000 euros de pertes, je pense.
Il y a tout qu’a cramé. Ça fait 300.000 euros de pertes, je pense.
Sofiane, chef de chantier chez Axial signalisation
L’incendie n’a pas non plus épargné les engins de chantier d’Anthony Vincent. Depuis qu’il a hérité de la société de son père il y a 20 ans, il n’a jamais connu un tel désastre. « Tout le matériel qu’on a réparé, tout le matériel qu’on s’est acheté, tout est à jeter. On est passé par des épreuves, mais jamais une comme ça, je pense. C’est dur de voir tout ça »,
se désole-t-il.
Plusieurs véhicules ont aussi été détruits à Rognac. Franck Rodriguez, remorqueur, a été appelé en urgence pour en enlever un. « Le plus dur, c’est de le sortir du sol parce qu’il a fondu directement sur place. Après il faut le tirer, mais normalement ça va. Je le charge et je le ramène directement à la casse »,
indique-t-il.
Juste en face, un entrepôt d’une entreprise de signalisation routière est entièrement calciné. Pendant que les pompiers sécurisent le site, Sofiane, le chef de chantier, estime les dégâts. « Il y a tout qu’a cramé. Ça fait 300.000 euros de pertes, je pense. C’est énorme, on est une petite société, on n’est pas nombreux, on se démène à travailler, et puis on a tout perdu en quelques heures »,
déplore-t-il.
À Rognac, le feu est désormais fixé après avoir parcouru 40 hectares. Les pompiers mènent toujours des opérations de noyage avant une remontée de la température dans les prochains jours.




