- Le 1er juin, Geoffrey Wall, un pilote de la compagnie Air Canada, a été arrêté par la police pour fraude.
- Les enquêteurs ont découvert que le pilote retraité qui a officié pendant 17 ans détenait un faux permis de pilote.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », Olivia Détroyat nous raconte cette affaire étonnante.
Suivez la couverture complète
Bonjour ! La Matinale TF1
Il est passé à travers les mailles du filet pendant 17 ans… Lundi 1er juin, la police canadienne a arrêté Geoffrey Wall, un ancien pilote de la compagnie Air Canada, comme l’a indiqué CNN (nouvelle fenêtre). Après avoir été aux commandes de plus de 900 vols entre 2009 et 2025 et perçu près de trois millions de dollars canadiens de salaires (soit environ 18 millions d’euros), les enquêteurs ont découvert que le retraité n’avait jamais obtenu le permis requis pour pouvoir exercer en tant que pilote de ligne (nouvelle fenêtre).
« Geoffrey Wall avait bien son brevet pilote commercial, mais uniquement pour être copilote ou pour piloter des plus petits avions »
, détaille Olivia Détroyat dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Pour piloter les avions comme il l’a fait, il aurait dû disposer de la licence ATPL-A, le plus haut brevet requis pour être commandant de bord. « C’est comme si un praticien diplômé en médecine générale exerçait en tant que neurochirurgien »
, a résumé lors d’une conférence de presse Nick Milinovich, chef adjoint de la police régionale de Peel au Canada.
Arrêté pour fraude, comment le « faux » pilote de ligne a réussi à berner la compagnie ?
Geoffrey Wall a exercé pendant 27 ans chez Air Canada et aurait dû passer des examens supplémentaires au moment de sa promotion de commandant de bord en 2009. Selon la police, le pilote désormais retraité aurait « falsifié ses qualifications tant auprès de son employeur que de l’autorité de réglementation
« .
Le pilote a été démasqué en 2025, après un simple examen sur ses qualifications. Ce contrôle de routine a révélé des « anomalies… dans la documentation relative à sa licence de pilote »
, révèlent nos confrères américains. Air Canada a alors tout de suite prévenu les autorités de réglementation. Dans un communiqué, la compagnie indique que « la sécurité n’a pas été compromise par cet incident »
. Geoffrey Wall fait face à sept accusations, dont fraude, usage de faux et contrefaçon. Il sera jugé le 29 juin prochain et a en parallèle déjà été taxé d’une amende par le ministère canadien des Transports.




