- Des routes déformées, des ponts fissurés, des réacteurs nucléaires à l’arrêt… Nos réseaux sont en surchauffe en raison des chaleurs extrêmes.
- Sont-ils vraiment faits pour résister à ces canicules à répétition ?
- Pour s’en rendre compte, le JT de TF1 s’est rendu dans l’Eure et dans le Nord.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Dans l’Eure, le département a réduit la vitesse à 30 km/h sur le pont des Andelys et a interdit la circulation aux camions. La faute aux températures élevées qui dilatent le métal de la structure et aggravent les fissures. « En huit jours, elles se sont agrandies suite à la chaleur, et puis au passage incessant des camions qui continuent à passer la nuit, alors que c’est interdit »,
pointe Carine, une habitante.
C’est un phénomène que l’on retrouve tous les ans, mais là, depuis l’année dernière, l’ampleur est beaucoup plus importante que les années précédentes
C’est un phénomène que l’on retrouve tous les ans, mais là, depuis l’année dernière, l’ampleur est beaucoup plus importante que les années précédentes
Sylvain Vité, directeur délégué de la centrale de Gravelines, à propos des méduses
Depuis mai dernier, les canicules à répétition mettent nos infrastructures à rude épreuve. La production des centrales nucléaires a atteint ce week-end son plus bas historique. Tandis qu’à Gravelines, dans le Nord, des tonnes de méduses ont mis à l’arrêt trois des six réacteurs. C’est difficile à croire, mais elles prolifèrent avec la chaleur et viennent boucher les conduits de refroidissement. Par précaution, la production s’interrompt.
« C’est un phénomène que l’on retrouve tous les ans, mais là, depuis l’année dernière, l’ampleur est beaucoup plus importante que les années précédentes »
, explique Sylvain Vité, directeur délégué de la centrale. Seule solution, faute de mieux : il faut surveiller la population des méduses. « C’est le système qui nous semble le plus robuste : faire de la pêche 24 heures sur 24 avec les pêcheurs du territoire. Et puis également, en interne, on fait beaucoup de rondes techniques sur nos matériels, avec une surveillance vidéo permanente de la présence des méduses »,
souligne-t-il.
Avec la chaleur, c’est l’ensemble du réseau électrique qui souffre. Exemple avec une équipe d’Enedis que les journalistes de TF1 avaient suivi lors d’une intervention en juillet 2025. Les installations trop anciennes n’ont pas été conçues à l’époque pour les températures que nous connaissons actuellement. « Le sol accumule la chaleur de la journée et le soir, ça ne refroidit pas. Et il peut monter jusqu’à 70, 80°C. Donc là, on peut avoir le réseau qui se retrouve en difficulté quand ces périodes durent trop »
, indiquait lors de notre reportage un technicien.
Même problème pour la SNCF. Les rames Intercités, conçues il y a plus de cinquante ans, résistent mal aux fortes chaleurs. Par précaution, la compagnie a annulé plusieurs trains mercredi et jeudi. La circulation devrait revenir à la normale dès ce week-end.











