Avec notre envoyé spécial à Zamboï, Emmanuel Jules Ntap
Depuis le territoire camerounais, à moins de deux cents mètres de là, l’on aperçoit le flanc de colline qui s’est affaissé du côté de la République centrafricaine mardi 18 août 2026, emportant plusieurs personnes. De grands trous béants de plus de près de 100 mètres de profondeur.
Toute cette journée, quatre engins ont effectué des travaux de terrassement sur ce qui reste de ce flanc de colline. Il s’agit des travaux de viabilisation du site, étape préparatoire à l’exploitation mécanisée de l’or, indique un expert minier qui observait la scène à partir de la frontière côté Cameroun.
La mine toujours fermée
Trois jours après le drame, il n’y avait aucune opération de recherche des victimes ou des survivants, pas de présence non plus, du moins à vue d’œil, des équipes de secours côté Cameroun ou de la Centrafrique. Et la vie semblait avoir repris son cours normal sous les innombrables tentes bleues que les exploitants miniers artisanaux ont dressées non loin de Zamboï en République centrafricaine.
Le site est resté fermé aux artisans miniers. Aucune possibilité pour eux d’accéder à ce site. Les Camerounais qui avaient pour habitude de traverser soit à pied ou en pirogue le petit bras du fleuve Kadey qui sépare leur pays du site de Zamboï en Centrafrique, n’ont pu le faire aujourd’hui. Un important dispositif de sécurité constitué de militaires, de policiers, de gendarmes camerounais en tenue ou en civil empêche les allées et venues d’un côté vers l’autre.
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