Le pape Léon XIV, en déplacement ce samedi 28 mars à Monaco, a prononcé un discours depuis le balcon du palais princier aux côtés du prince Albert II et de la princesse Charlène.
C’est la première fois depuis près de 500 ans qu’un souverain pontife se rend sur le Rocher: le dernier pape à s’être rendu sur le rocher était Paul III, en 1538. Pour ce deuxième voyage apostolique, le chef de l’Église catholique a insisté sur la place des plus modestes.
« Dans la Bible, comme vous le savez, ce sont les petits qui fondent l’Histoire. Les spiritualités authentiques entretiennent cette conscience », a-t-il affirmé.
Le pape appelé à « avoir confiance dans la providence de Dieu », même « quand le sentiment d’impuissance prévaut », en regrettant une « époque où il est difficile pour beaucoup d’espérer ».
Léon XIV a aussi mis en avant le rôle de Monaco comme lieu de dialogue: « Votre terre trouve dans son indépendance une vocation à la rencontre et à la promotion de l’amitié sociale », une valeur qu’il juge aujourd’hui « menacée par un climat généralisé de fermeture ».
« Le creusement des abîmes entre pauvres et riches »
Le souverain pontife a aussi dénoncé le creusement « des abîmes entre pauvres et riches », lors du premier discours de sa visite à Monaco, minuscule principauté catholique surtout connue pour son luxe.
Dans une allocution, le pape américain a fustigé « les configurations injustes du pouvoir, les structures de péché qui creusent des abîmes entre pauvres et riches, entre privilégiés et rejetés, entre amis et ennemis ».
« Le don de la petitesse (…) engage votre richesse au service du droit et de la justice, surtout à un moment historique où la démonstration de la force et la logique de la toute-puissance blessent le monde et compromettent la paix », a-t-il poursuivi dans une référence claire aux conflits qui se multiplient à travers le monde.
Article original publié sur BFMTV.com











