jeudi, mai 7

Ce jeudi 7 mai, jour d’élections locales au Royaume-Uni, où le Labour devrait, selon toute probabilité, subir une raclée historique, The New Statesman publie une couverture particulièrement mordante en comparant le Premier ministre britannique Keir Starmer au chevalier noir des Monty Python dans le film Sacré Graal, de 1975.

Les amateurs de cinéma se souviennent de cette scène culte : dans la comédie médiévale absurde, le redoutable chevalier bloque le passage du roi Arthur. Au terme d’un combat, Arthur lui tranche successivement les bras, puis les jambes. Malgré ses mutilations, le chevalier continue de défier son adversaire en répétant obstinément : “Ce n’est qu’une égratignure.”

“Complètement insensée”

La métaphore résume parfaitement, selon l’hebdomadaire britannique, la situation politique de Keir Starmer. Embourbé dans les scandales, les erreurs stratégiques et une série de revers politiques, le chef du gouvernement refuse toujours d’envisager la démission.

“Keir Starmer, écrit le rédacteur en chef Tom McTague, a perdu le soutien de l’électorat, une blessure qu’aucun Premier ministre ne peut supporter longtemps, malgré ses protestations grotesques, dignes des Monty Python, minimisant le problème.” Et McTague de citer un haut responsable travailliste : “Si la situation continue de se dégrader à ce rythme, même Dieu ne pourrait rien y changer.”

Starmer est déterminé à rester en poste après les élections, renchérit Ailbhe Rea. La cheffe du service politique de ce titre historiquement proche des travaillistes décrit un Premier ministre isolé et de plus en plus contesté jusque dans son propre camp. La récente éviction du haut fonctionnaire Olly Robbins, accusé d’avoir caché des réserves sur la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, aurait provoqué un choc au sein du gouvernement.

“Depuis un certain temps, écrit Rea, des ministres fidèles et des sources proches de Downing Street laissent entendre que, si la situation ne s’améliorait pas, Starmer démissionnerait probablement environ un an avant les élections générales pour laisser la place à un nouveau dirigeant. Mais aujourd’hui, il ne montre aucun signe de volonté de quitter ses fonctions, même si la situation ne s’améliore pas. Un de ses alliés affirme que son insistance auprès du Sunday Times à vouloir se présenter aux prochaines élections générales semblait ‘complètement insensée’.

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