- Le joueur japonais Kento Shiogai a estimé que la star brésilienne de 34 ans n’était « plus le Neymar d’avant ».
- Une petite phrase, qui avant le seizième de finale entre le Brésil et le Japon ce lundi à 19h (en direct commenté sur TF1info), lui vaut un flot de commentaires haineux de la part des supporters de la Seleção.
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« Ce n’est plus le Neymar d’avant. »
Voilà la petite phrase qui, à quelques heures du seizième de finale entre le Brésil et le Japon (à suivre en direct commenté sur TF1info à 19h), a déclenché l’ire des supporters brésiliens. L’attaquant japonais Kento Shiogai a parlé dans la presse japonaise de ses futurs adversaires en insistant sur la baisse de niveau de la Seleção
et de ses stars. « Avant, le Brésil était fort. Mais aujourd’hui ? J’ai l’image que la France est forte, et l’Argentine aussi. Concernant le Brésil, je n’en entends pas beaucoup parler ces derniers temps »
, a-t-il déclaré, ajoutant : « Ils n’ont plus le
Neymar
d’avant. Je pense qu’aujourd’hui, nous sommes dans une bonne position. »
De quoi déclencher de nombreux commentaires au Brésil, mais aussi de donner lieu à une vague de cyberharcèlement à l’encontre du joueur japonais. La dernière publication de son compte Instagram a en effet recueilli des milliers de commentaires haineux et racistes, rapporte O Globo
.
C’était peut-être un peu d’arrogance de leur part. Le Brésil reste une grande équipe
C’était peut-être un peu d’arrogance de leur part. Le Brésil reste une grande équipe
Marquinhos, capitaine de la sélection brésilienne
Du côté des premiers concernés, les propos de Kento Shiogai ont été balayés d’un revers de main. « C’est bien qu’ils continuent à parler pour motiver notre équipe. C’était peut-être un peu d’arrogance de leur part. Le Brésil reste une grande équipe. Il nous suffit de montrer notre force et notre qualité demain »
, a ainsi répondu le capitaine brésilien, Marquinhos. « Nous n’allons pas parler de ça, nous allons nous concentrer sur le match, sur les qualités de notre adversaire »
, a également réagi le sélectionneur de la Seleção
, Carlo Ancelotti. « Nous allons bien nous préparer pour créer des problèmes au Japon et pour les éviter. Nous n’allons pas nous attarder sur le mental. »
Car attention aux surprises pour le Brésil. Ancelotti lui-même considère son futur adversaire – qu’il a décrit comme « très coriace, très bien organisé, avec beaucoup de qualité »
– comme « l’une des meilleures équipes du monde. (…) Nous préparons ce match comme une finale, parce que c’est une finale. »
Et le sélectionneur japonais, Hajime Moriyasu, d’insister en ce sens : auparavant « nous n’avions pas assez de joueurs ayant une expérience à l’étranger, ce qui nous pénalisait »
, mais désormais « beaucoup évoluent à travers le monde, en Europe ou en Amérique latine. Nous avons donc atteint un niveau qui nous permet de rivaliser avec les grandes nations, de tenir leur rythme, leur puissance physique. Les compétences individuelles sont elles aussi renforcées par l’expérience à l’étranger, et cela représente un plus pour nous »
, a-t-il développé.
Avantage Japon ?
Le Japon n’a jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde, mais son sélectionneur croit fortement dans la capacité de son équipe à y parvenir contre le Brésil. Les « Samouraïs bleus » n’avaient jamais battu la Seleção
avant d’y parvenir en octobre dernier en match amical, un exemple qui prouve que « nous pouvons changer l’Histoire »
, a dit Hajime Moriyasu. En tout cas, « nous mettrons toute notre énergie pour pouvoir aller chercher cette victoire »
.











