dimanche, mai 3

  • Israël confirme avoir endommagé un « bâtiment religieux » dans le sud du Liban.
  • « La communauté chrétienne est l’une des lignes rouges du cessez-le-feu », explique pourtant Thomas Misrachi, envoyé spécial pour LCI.
  • Une association catholique française condamne un « acte volontaire » visant un couvent.

Un couvent a été frappé par Israël, samedi 2 mai. L’armée a indiqué que des forces opérant dans le village de Yaroun avaient endommagé une structure sur un site religieux. « L’une des limites, l’une des lignes rouges imposées par le gouvernement libanais pour le maintien du cessez-le-feu, c’est que la communauté chrétienne soit épargnée par les bombardements ou les destructions menées par l’État d’Israël« , rappelle pourtant Thomas Misrachi, envoyé spécial pour LCI au Liban.

L’État hébreu affirme qu’il « n’y avait aucun signe visible indiquant qu’il s’agissait d’un bâtiment religieux » et qu’il n’a pas été totalement endommagé. Thomas Misrachi ajoute que ce « couvent est une toute petite structure au sud du Liban, dans un territoire désormais contrôlé par l’armée israélienne ».

L’Œuvre d’Orient, association catholique française, a dénoncé un « acte volontaire de destruction d’un lieu de culte et la destruction systématique des habitations du Sud-Liban visant à empêcher le retour des populations civiles ».

« Ce n’est pas le premier incident », note également Thomas Misrachi. « Il y a deux semaines, des soldats israéliens s’étaient attaqués à une statue du Christ. Voilà pourquoi tout cela était extrêmement sensible. »

Plus d’informations dans la vidéo en tête de cet article.

Emilien DECELLE avec AFP

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