- La canicule est désormais derrière nous, mais cet épisode historiquement précoce a laissé des traces sur les cours d’eau.
- Les algues vertes commencent déjà à proliférer, en profondeur comme en surface, rendant la navigation difficile.
- À Port-sur-Saône (Haute-Saône), où s’est rendue une équipe de TF1, les plaisanciers sont inquiets.
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Le 13H
« Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on va pouvoir naviguer avec tout ce qu’il y a là. Ça ne s’améliore pas. De jour en jour, c’est de pire en pire. »
Une semaine que ce plaisancier est bloqué à quai à Port-sur-Saône (Haute-Saône), par l’épaisse couche d’algues vertes qui affleure sur ce canal. « On ne va pas pouvoir y aller parce que vous voyez toutes les algues qui sont en surface et en profondeur. Si je navigue comme ça, je risque de casser le matériel »
, soupire Jean-Marc dans le reportage de TF1 ci-dessus.
La plante est connue pour endommager les bateaux, parfois sérieusement. « C’est ce qu’on appelle une algue filamenteuse, qui d’ailleurs fait son poids »
, montre José Salas Henry, « c’est ce qui se prend dans les hélices et qui empêche aussi les bateaux d’avancer et de reculer »
. Ce loueur de bateaux multiplie les réparations d’embarcations endommagées. « Cette semaine, j’en suis au septième que je répare. Donc c’est infernal »
, déplore-t-il.
Une prolifération en une semaine
L’an dernier, à la même période, ce petit port était envahi de plaisanciers. Aujourd’hui, deux places sur trois sont vides et les bateaux encore épargnés préfèrent partir. En moins d’une semaine, les algues ont envahi les eaux du port. En cause, la chaleur précoce, avec jusqu’à 31 degrés à l’ombre ces derniers jours.
« On est typiquement dans un cas où on a un surplus de matière organique dans l’eau, conjugué avec un fort ensoleillement. Et c’est exactement ce qu’il faut pour avoir un terrain fertile pour que les algues se développent à cette échelle »
, explique Yannick Coupry de l’Unité territoriale d’itinéraire Petite Saône.
Des algues inoffensives quand elles sont dans l’eau, mais qui deviennent toxiques en séchant. Ce week-end, les bateaux devront rester à quai jusqu’à l’arrivée en début de semaine des déblayeurs. Une opération annuelle, mais qui aura lieu cette fois-ci avec un mois d’avance.
Ce n’est pas une solution miracle, cependant, car les algues reviendront avec la chaleur, ce qui inquiète par avance les plaisanciers. « Si un enfant tombe là, même s’il sait nager, il se noie »
, s’alarme un père de famille habitué du site. « Là c’est très très dense, c’est des algues qui sont très visqueuses. »
Sur les 6.000 kilomètres de canaux que compte la France, 1.000 sont touchés par le phénomène des algues vertes.




