- La collision entre deux trains à grande vitesse, dimanche 18 janvier, dans le sud de l’Espagne, a fait au moins 39 morts et plus d’une centaine de blessés.
- L’accident ferroviaire meurtrier est survenu à Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga.
- Un premier train a déraillé sur les voies d’en face, sur lesquelles circulait un autre convoi.
La collision a été si violente que les wagons ont été projetés hors des rails. Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision (nouvelle fenêtre), dimanche 18 janvier, dans le sud de l’Espagne, faisant au moins 39 morts et quelque 123 blessés, dont cinq grièvement, selon un dernier bilan du ministère espagnol de l’Intérieur. « Le choc a été terrible »
, a réagi sur X (nouvelle fenêtre) le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente.
« Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées »
, a-t-il précisé lors d’un point presse tôt lundi matin. « On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux. »
« Il est encore difficile de réaliser pleinement l’ampleur de ce qui s’est passé »
, a indiqué sur X Álvaro Fernández Heredia, le patron de la Renfe, la société nationale d’exploitation des chemins de fer espagnols, dont l’un des trains a été impliqué dans l’accident. « C’est une tragédie qui nous touche tous. »
Mis más sinceras condolencias a las familias y seres queridos de las víctimas del accidente ferroviario. Aún es difícil conocer la dimensión total de lo ocurrido. Equipos de renfe siguen colaborando con los servicios de emergencias. Es una tragedia que nos golpea a todos pic.twitter.com/GAXcy0n16p — 🚉Álvaro F Heredia🚅🚈🚂 (@Transxte) January 19, 2026
Que s’est-il passé ?
Selon le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, « les derniers wagons d’un train »
de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie, pour rallier Madrid, « ont déraillé »
à 19h45 près d’Adamuz, dans la province de Cordoue, entrant en collision avec un train de la Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.
La violence du choc, avec plus de 300 passagers dans le train d’Iryo et plus de 100 dans l’autre train, a « projeté les deux premiers wagons du train de la Renfe hors des rails »
, a-t-il annoncé, expliquant que « la priorité »
des autorités pour le moment était « de porter secours aux victimes »
.
« Je ne peux pas vous dire quelles sont les causes de ce déraillement qui a entraîné la collision ultérieure, car nous ne les connaissons pas pour l’instant »
, a glissé le ministre espagnol des Transports. Qualifiant l’accident d’« extrêmement étrange »
, il a déclaré que le train Iryo était relativement récent et que l’infrastructure a été récemment rénovée, les travaux s’étant achevés en mai dernier. Par ailleurs, le déraillement est survenu sur « une voie rectiligne ».
« Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ? »
, s’est-il interrogé. « Tous les experts en matière ferroviaire (…) sont très surpris par cet accident car il est très rare et très difficile à expliquer à ce stade. »
Une commission chargée d’enquêter sur les accidents devra déterminer ce qu’il s’est passé.
On se croirait dans un film d’horreur
On se croirait dans un film d’horreur
Lucas Meriako, un passager du train Iryo
« Tout est complètement détruit »
, a déploré Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, au micro de la chaîne publique TVE. « Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes. » « On se croirait dans un film d’horreur »
, a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à La Sexta. « Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer (…) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre »
, a-t-il dit.
C’est comme si « un tremblement de terre »
avait secoué le wagon, a témoigné de son côté un journaliste de la radio publique RNE, qui voyageait dans l’un des deux trains. Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et sortir du convoi, a-t-il encore raconté.
« Ce soir est une nuit de profonde tristesse pour notre pays suite au tragique accident de train d’Adamuz »
, a écrit sur X le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. « Aucun mot ne saurait apaiser une telle souffrance, mais je tiens à ce que vous sachiez que tout le pays est à vos côtés en ces moments très difficiles. »
Il a dit « suivre très attentivement »
la situation sur place. « Tous les services d’urgence travaillent de manière coordonnée et sans relâche. »
La famille royale espagnole a fait part dans un communiqué (nouvelle fenêtre) de sa « grande inquiétude »
à la suite de ce « grave accident »
.
Face à la situation, « le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva
(des villes dans le sud de l’Espagne, ndlr) sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier »
, a par ailleurs fait savoir le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif).













