- Lors d’une interview dans le JT de 20H ce jeudi 24 septembre, Emmanuel Macron a estimé qu’une baisse des taxes sur les carburants, pour enrayer la flambée des prix, ne serait pas « la décision la plus vertueuse ».
- Mais le président français a jugé « qu’il ne faut rien exclure en fonction de l’évolution de la situation ».
Suivez la couverture complète
Moyen-Orient : avec la guerre, les prix des carburants et du gaz s’envolent
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
« Face à la situation actuelle, nous voulons d’abord agir diplomatiquement. Sur la guerre en Ukraine, c’est la proposition de double moratoire. Ensuite, le cœur de notre action est de faire baisser la tension au Moyen-Orient (…) et rouvrir le
détroit d’Ormuz
«
. Lors d’une interview durant les journaux de 20H de TF1 et de France 2, Emmanuel Macron a longuement évoqué les difficultés actuelles sur le marché du carburant et affirmé agir sur la scène internationale pour tenter de faire baisser les prix à la pompe. « On fait tout pour éviter les pénuries de carburant »
, assure le président de la République.
« Pas de tabou »
À l’heure actuelle, le président de la République ne souhaite pas baisser les taxes pour réduire les prix des carburants, comme le préconisent certains dirigeants politiques. « Notre intérêt, c’est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes »
, juge-t-il, estimant qu’une telle mesure ne serait « pas la décision la plus vertueuse »
car ces taxes « servent à financer les dépenses de l’État »
. Toutefois, le pensionnaire de l’Élysée pense qu’il « ne faut rien exclure en fonction de l’évolution »
. « Le gouvernement sera à côté des Français et agira pour ne pas laisser les prix s’envoler »,
insiste Emmanuel Macron, soutenant qu’il n’y a « pas de tabou »
.
Se disant à l’œuvre pour « défendre les intérêts de la Nation aujourd’hui et demain »
, le chef de l’État a également décrété « l’envoi de moyens militaires, c’est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense, pour protéger le site (stratégique) de Yanbu »
, en Arabie saoudite. Principal terminal d’exportation de brut sur la mer Rouge, cet oléoduc joue un rôle clé au Moyen-Orient, encore plus depuis le blocage du détroit d’Ormuz. « On se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là, chaque jour plus de 5 millions de barils »
, souligne le président français.

