- Les prix du carburant atteignent de nouveaux sommets.
- Dans le pays et sur les réseaux sociaux, la grogne monte.
- Pour 88% des Français, cette hausse des prix pourrait rallumer un mouvement de colère comme celui des « Gilets jaunes ».
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Moyen-Orient : avec la guerre, les prix des carburants et du gaz s’envolent
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À la pompe, les prix s’emballent. Sur les réseaux sociaux, des appels disséminés demandent aux automobilistes mécontents de ressortir leurs gilets jaunes. Mais un retour du mouvement de colère semblable à celui de 2018 est-il possible ? La réponse est oui pour 88% des Français, révèle un sondage réalisé par Odoxa – Backbone pour Le Figaro, (nouvelle fenêtre) le 16 septembre. 48% des sondés pensent même que cela pourra « certainement »
arriver, soit 18 points de plus qu’en avril dernier.
Toutefois, « il est difficile de prévoir l’explosion d’un mouvement social à l’avance »,
rappelle l’institut, qui précise : « il n’y a pas le déclencheur d’autrefois, ce n’est pas le gouvernement qui provoque la
hausse des prix du carburant
par une nouvelle taxe »
. « On est encore éloigné du mouvement auto-géré »
, soulignent les sondeurs.
Bien conscient du risque d’envenimement de la situation, Emmanuel Macron a rappelé, sur X, « agir pour réduire les tensions, sécuriser nos approvisionnements et faire baisser la pression sur les prix »
. De son côté, le gouvernement a annoncé ce mercredi 16 septembre prolonger les aides ciblées aux secteurs les plus touchés, à savoir les pêcheurs, les agriculteurs et les entreprises de BTP.
Des annonces bienvenues alors que 60% des Français pensent que « malgré le niveau du déficit, l’État doit consacrer davantage d’argent à la baisse des prix du carburant et aux aides aux Français »
, précise le sondage.



