- L’été 2026 a été marqué par des conditions météorologiques exceptionnelles particulièrement défavorables à la qualité de l’air.
- Selon une étude d’Airparif publiée jeudi 1ᵉʳ octobre, 16 jours d’épisodes de pollution à l’ozone ont été enregistrés en Île-de-France.
- Du jamais-vu depuis 2023.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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L’été 2026 n’a pas été exceptionnel en Île-de-France que pour ses conditions météorologiques. Le cocktail canicules à répétition et ensoleillement record a en effet eu un effet dangereux pour la santé humaine : durant la saison estivale, la région a enregistré 15 jours d’épisodes de pollution à l’ozone, soit du jamais-vu depuis 2003, affirme Airparif dans une étude (nouvelle fenêtre) publiée jeudi 1ᵉʳ octobre.
En effet, les températures très élevées – alors que l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France (nouvelle fenêtre) depuis le début des mesures en 1900 – couplées à une saison la plus ensoleillée jamais enregistrée dans la capitale (912 heures au total) ont mis en place des conditions « optimales » pour la formation d’ozone dans l’atmosphère qui ont provoqué des épisodes de pollution « à la fois d’une précocité et d’une durée inédites »,
pointe l’organisme.
Des concentrations plus faibles qu’en 2003
L’ozone troposphérique, puissant gaz à effet de serre lui-même (nouvelle fenêtre), n’est pas directement émis dans l’atmosphère. Il se forme sous l’effet du soleil à partir de réactions chimiques impliquant d’autres polluants, appelés « précurseurs », notamment les oxydes d’azote, émis principalement par le trafic routier, et les composés organiques volatils émis par la végétation, les produits solvantés et le trafic routier, détaille AirParif. Il nuit à la santé humaine, aux écosystèmes et aux rendements agricoles.
« Fort ensoleillement et températures élevées favorisent donc sa formation »,
souligne l’organisme alors qu’à de fortes concentrations, l’ozone irrite les voies respiratoires et peut provoquer des gênes respiratoires et une diminution de la fonction pulmonaire.
Si le nombre d’épisodes de pollution à ce gaz a atteint un nombre record cet été, les niveaux de concentration sont restés loin de ceux records enregistrés lors de la canicule historique de 2003, alors que l’Institut de veille sanitaire (ex-Santé publique France) avait évalué à 379 les décès supplémentaires attribuables à ces niveaux constatés entre le 3 et le 17 août dans neuf villes françaises.
Une baisse qui s’explique notamment par la baisse des concentrations de certains précurseurs de l’ozone en Île-de-France, comme la diminution du trafic. « L’été 2026 rappelle que, malgré cette diminution des précurseurs, des conditions météorologiques particulièrement chaudes et ensoleillées restent susceptibles d’entraîner de nombreux épisodes de pollution à l’ozone »,
rappelle AirParif.
La pollution des incendies
La pollution à l’ozone n’est pas la seule à avoir frappé la région cet été. « Les
nombreux incendies survenus au cours de l’été
ont dégradé la qualité de l’air à proximité des feux, avec des concentrations très élevées en particules fines mesurées notamment lors de l’incendie de Fontainebleau »,
détaille encore l’organisme.
Durant le feu, des concentrations horaires très élevées en particules fines ont été mesurées sur les stations d’Airparif, selon l’orientation du vent dispersant les fumées : environ 400 µg/m³ le 14 juillet à Recloses (77), à environ 5 km des incendies. « C’est la deuxième plus haute concentration en particules fines mesurée depuis vingt ans »,
pointe Airparif. Le maximum était de 503 µg/m³, atteint le 7 septembre 2013 à Auteuil après un tir de feu d’artifice dans la commune de Saint-Cloud.
Un bilan qui vient rappeler « le rôle majeur des évolutions météorologiques en lien avec le changement climatique sur la qualité de l’air »,
avertit Airparif.



