- Après un mardi exceptionnellement chaud, les températures vont se maintenir à des niveaux records.
- De nuit comme de jour, les valeurs seront bien trop élevées pour la saison dans quasiment toutes les régions.
- Selon les dernières prévisions, une baisse du mercure semble se confirmer progressivement à partir du week-end.
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La France frappée par une canicule aussi intense qu’en 2003
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La France vit actuellement la canicule plus intense de son histoire avec quelque 58 départements en vigilance rouge. Les records de chaleur tombent par centaines, aussi bien pour un mois de juin que pour tous mois confondus, une preuve s’il en fallait une que cette situation est totalement inédite. Ce mardi 23 juin est d’ailleurs devenue la journée la plus chaude jamais observée en France avec une moyenne de 29,9°C contre 29,4°C pour le précédent record établi lors des canicules de 2003 et de 2019.
Au fil des jours, les modèles météo s’affinent quant à la fin de cet épisode. L’évolution est désormais bien cernée pour la fin de la semaine et pour le week-end à venir. Attention toutefois : la baisse attendue sera relative et la chaleur n’aura certainement pas dit son dernier mot…
Vers une sortie de crise durant le week-end
Les prochaines heures et les prochains jours s’annoncent difficiles. Avant la baisse envisagée à partir du week-end, une véritable fournaise continuera de concerner quasiment tout le territoire.
Jusqu’à jeudi inclus, les maximales seront souvent comprises entre 35 et 40°C à l’ombre, avec de nombreuses pointes à 42-43°C (voire plus) entre l’ouest et le Bassin parisien, en passant par les régions centrales. Dans le même temps, les nuits seront étouffantes avec des minimales ne s’abaissant pas localement en dessous des 25°C.
Vendredi, les températures perdront en moyenne deux ou trois degrés par rapport à la veille, si bien que les pointes à 40°C seront rares et se limiteront aux régions centrales. La baisse sera un peu plus marquée des côtes vendéennes au littoral breton ainsi qu’en bord de Manche avec des maximales repassant le plus souvent sous la barre des 30°C. La nuit suivante redeviendra respirable dans l’ouest avec moins de 20°C et parfois même une quinzaine de degrés en Bretagne !
La baisse du mercure se poursuivra sensiblement samedi, atteignant l’ouest de la Nouvelle-Aquitaine où les maximales se stabiliseront autour de 28 à 33°C. Les orages se montreront également plus fréquents dans l’ouest. Partout ailleurs, la canicule se poursuivra avec de 35 à 39°C attendus, voire localement davantage dans le quart nord-est du pays. La nuit suivante sera dans l’ensemble moins étouffante avec des minimales supérieures à 20°C uniquement près de la Grande Bleue.
Une semaine prochaine moins étouffante mais encore chaude
Dimanche, les thermomètres repasseront sous la barre des 30°C, y compris dans les terres entre la Bretagne et les Ardennes, en passant par les Hauts-de-France et la Normandie. Ailleurs, il fera encore entre 32 et 36°C à l’ombre, et parfois davantage dans le centre-est et surtout dans les départements méditerranéens (35 à 40°C dans ces secteurs). La nuit de dimanche à lundi pourrait même être fraîche dans le nord-ouest avec ponctuellement moins de 10°C dans les terres bretonnes et normandes.
En début de semaine prochaine, les valeurs seront respirables et de saison dans le quart nord-ouest alors que la canicule se poursuivra en Méditerranée avec parfois plus de 40°C. Entre ces deux zones, la chaleur demeurera forte mais n’atteindra plus de niveau record, avec généralement de 32 à 37°C à l’ombre, soit un niveau supérieur de près de 10°C aux valeurs dites de saison.
Au-delà de ce mois de juin et des premiers jours de juillet, aucune période fraîche ou avec un mercure de saison à l’échelle nationale n’est entrevue par les différents modèles de prévisions. Autrement dit, si la canicule va s’estomper (tardivement en Méditerranée), la vague de chaleur va se poursuivre. Seul point positif : les valeurs seront nettement plus respirables la nuit, de quoi récupérer de journées encore relativement chaudes.











