Sur le papier, le huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) opposant l’Algérie et la République démocratique du Congo, offrait la promesse d’une affiche équilibrée. Et la lutte a effectivement été rude, le sort de la rencontre n’ayant été décidé non pas à son terme, mais à celui de la prolongation (1-0), mardi 6 janvier, au stade Prince Moulay Al-Hassan (Rabat). Grâce à un but inscrit par l’habituel remplaçant Adil Boulbina, dans les derniers instants du match (119e), les Fennecs ont ainsi décroché leur ticket qualificatif pour les quarts de finale de la compétition, où ils affronteront le Nigeria, le 10 janvier.
Plus entreprenants que leurs adversaires en première période, les coéquipiers du capitaine Riyad Mahrez ne se sont toutefois pas montrés particulièrement dangereux. La faute, notamment, à une défense congolaise rendue compacte par la présence de trois défenseurs centraux, mais aussi au manque de réalisme offensif des attaquants algériens. Les Léopards, eux, ont souvent procédé en contre, et se sont procuré plusieurs occasions franches, principalement par l’intermédiaire de Cédric Bakambu, leur avant-centre le plus expérimenté.
Malgré un regain de forme en seconde période, et de meilleures intentions dans le jeu, les Congolais, demi-finalistes de la dernière édition de la CAN, ont à leur tour buté sur une ligne défensive solide. Alors que la fatigue s’accumulait visiblement dans les deux camps, le spectacle a alors été remisé pour un rythme de jeu tout en retenue, laissant la rencontre perdre toute son intensité.
Une fois en prolongation, les Algériens, transcendés par l’enjeu, ont multiplié les tentatives, butant consécutivement sur le gardien des Léopards, Lionel Mpasi, auteur de plusieurs parades. Mais avant la séance de tirs au but qui semblait être promise, le sort de la rencontre a finalement été scellé par Adil Boulbina, entré tardivement en jeu (113e), mué en sauveur des Fennecs. Servi sur l’aile gauche par Ramiz Zerrouki – entré au même moment –, l’attaquant de 22 ans n’a pas hésité à prendre sa chance à distance, enroulant une frappe imparable dans la lucarne congolaise. Un coup gagnant signé par Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Algérie, qui a permis aux Fennecs de rallier les quarts de finale de la CAN, pour la première fois depuis 2019, l’année de leur dernier succès final dans la compétition.









