Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap
Parmi les avancées notoires observées dans le nord du Cameroun : l’accès à la terre pour les femmes. C’est notamment le cas à Banyo, dans la région de l’Adamaoua. Petel Gogo Assoumaou est l’une des bénéficiaires. « On a déjà les grands champs de bananes plantains, nous avons eu les semences dans le cadre de ce projet et d’ici peu de temps, on va commencer à récolter pour vendre ça sur le marché local », explique-t-elle.
À Guider et Ngong, deux localités de la région du Nord, les producteurs ont été formés au changement des pratiques agricoles pour mieux faire face à la période de soudure. Dominique Kegoum est chargée du volet « Sécurité alimentaire » au sein du réseau de lutte contre la faim, Relufa. Elle témoigne de meilleures récoltes dans la région.
« Par exemple, sur une superficie d’un hectare, il y avait des producteurs avec des engrais chimiques qui récoltaient entre un et deux sacs de mil ou du maïs. Dans certaines communautés, avec l’utilisation du compost, les biofertilisants et l’accompagnement de la société civile, certaines organisations ont pu récolter parfois quatre sacs sur un hectare », se réjouit-elle.
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Encore des défis à relever
De bons résultats, mais d’autres défis persistent, comme les conséquences de l’orpaillage sur les rares terres cultivables. Pour Stephen Peedel, chef d’équipe « Environnement agriculture et changements climatiques » au sein de la délégation de l’Union européenne au Cameroun, « il faut rendre le terrain utilisable de nouveau pour les autres activités ».
Selon les statistiques de 2024, plus de trois millions de personnes dans les trois régions du Nord Cameroun sont en situation d’insécurité alimentaire.
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