- Parmi les nombreuses compétences des mairies, on trouve la gestion des écoles primaires et des cantines scolaires.
- Depuis la loi EGalim en 2022, toutes les communes ont l’obligation de proposer au moins 20 % de produits bio.
- Si le « bio » et le « local » ont longtemps été des marqueurs de gauche, la question semble concerner tout le monde aujourd’hui.
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Alimentation, faites-vous du bien
Dans cette cuisine scolaire d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques), le menu du jour affiche des légumes et des fruits. La compote en cours de mixage comportera des pommes produites dans les Landes, le département voisin. « Là, les pommes, c’est du bio, les tomates qu’on a reçues, elles sont d’Espagne, mais c’est du bio quand même »
, détaille Claudie Garcia, la responsable de cuisine, dans le reportage du 20H ci-dessus.
Depuis la loi EGalim en 2022, toutes les communes ont l’obligation de proposer au moins 20% de produits bio. Ici, c’est 32%. « Ça nous coûte moins cher d’acheter local et en proximité que d’acheter par le biais d’un prestataire (…) sur des réseaux nationaux »
, confirme Anaïs Bente, la directrice du service service Enfance et jeunesse de la ville d’Anglet. Dans cette ville classée à droite, le thème de la restauration scolaire est devenu prioritaire. Elle a choisi d’accentuer son approvisionnement local, en France et en Espagne, qui représentent désormais plus de 50% des produits.
Producteurs locaux
Quand il s’agit de bien nourrir les enfants, le thème du bio et du local dépasse les clivages, et les producteurs régionaux en bénéficient. À Saint-Astier (Dordogne), par exemple, le maraîcher rencontré par notre équipe fournit 360 salades par semaine aux cantines de Périgueux. « On vend environ 4 tonnes de poireaux à la restauration collective »
, explique Kevin Berthelot en nous montrant son exploitation. Il a répondu à un appel d’offre, qui lui permet de financer un salaire à temps plein. « On sait que quand on met en plantation, quand on sème des choses, ça va être vendu »
, résume-t-il au micro de TF1.
Périgueux, ville classée à gauche, est au plus haut niveau du label Ecocert en cuisine, qui récompense la variété et la qualité des produits. 76% des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique. « On n’a pas énormément de stocks parce qu’on a des livraisons tous les matins. Le projet, c’est 100% bio et/ou local »
, indique le directeur éducation de la ville, Yoann Mazaudou.
Un choix d’approvisionnement qui coûte quelques centimes de plus par repas, mais il est compensé par des économies d’échelle. Comme une cuisine centrale pour les cantines de la ville, qui limite les problèmes de recrutement et de matériel. La ville a même pu embaucher un pâtissier, et pour amortir les dépenses, elle a aussi trouvé d’autres clients. « On fournit notamment sur le portage à domicile des personnes âgées. On fournit deux autres structures, (…), ce qui nous permet d’amortir notre fonctionnement global sans faire de sacrifice par ailleurs »
, explique Yoann Mazaudou. Selon une étude de l’association Agir pour l’Environnement publiée cette année, 30% des grandes villes ne respectent pas encore les objectifs fixés par la loi EGalim.











