- Le procès de plusieurs chefs présumés de la DZ Mafia s’est ouvert, lundi 23 mars, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
- Six accusés comparaissent pour un double assassinat commis en 2019 dans un contexte de rivalités entre narcotrafiquants marseillais.
- Une équipe du JT de TF1 a constaté les mesures de sécurité exceptionnelles prises autour du palais de Justice d’Aix-en-Provence.
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Le 20H
Le centre-ville d’Aix-en-Provence est sous cloche. Le procès sous très haute sécurité de six accusés, dont trois leaders présumés de la puissante DZ Mafia, pour un double assassinat en 2019 sur fond de trafic de drogue, s’est ouvert ce lundi 23 mars devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Surveillé en permanence depuis les airs, le convoi des accusés a été escorté par la police et la gendarmerie jusqu’à l’intérieur du tribunal, transformé en forteresse.
« Quand on nous dit qu’il y a des snipers sur les toits et un avion qui passe, ça fait très film. On s’imagine un petit peu tous les scénarios possibles et imaginables »
, raconte Quentin Jouanguy, un serveur qui doit franchir les barrages tenus par les policiers pour aller travailler.
On se dit qu’il faut en être en sécurité même si c’est assez impressionnant
On se dit qu’il faut en être en sécurité même si c’est assez impressionnant
Quentin Jouanguy, serveur à Aix-en-Provence
« Tout le monde en parle. C’est sur les lèvres de tous les clients qu’on sert. Et en même temps, on se dit qu’il faut en être en sécurité même si c’est assez impressionnant »
, poursuit l’employé du café « Le Forum » à Aix-en-Provence, dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.
« Les avions et les hélicoptères tous les matins et tous les soirs, les voitures pénitentiaires qui passent avec les sirènes… Oui, on a vraiment mis le paquet là-dessus »
, renchérit une autre riveraine à propos du dispositif de sécurité exceptionnel pour ce procès hors-norme.
Fait rarissime, l’avocat d’un accusé est lui-même derrière les barreaux depuis dix jours, soupçonné d’avoir été corrompu par son client. Par ailleurs, les enquêteurs pensent avoir déjoué un projet d’évasion douze jours avant l’ouverture de ce procès atypique. Quatre personnes ont ainsi été interpellées et mises en examen la semaine dernière, après que la police a mis la main sur des cordes, des talkies-walkies, des tenues de pompiers et de policiers, des fumigènes et des gyrophares.
Il y a toujours une probabilité de tentative d’évasion
Il y a toujours une probabilité de tentative d’évasion
Eddy Sid, porte-parole du syndicat policier Unité Marseille Marseille
Cette sécurité renforcée est une réponse directe aux dangers grandissants des narcotrafiquants en France. « Nous avons des narcotrafiquants qui n’ont jamais été aussi puissants par le passé dans l’histoire de notre pays. Nous avons effectivement des personnes qui ont des moyens financiers dantesques »
, assure Eddy Sid, porte-parole du syndicat policier Unité Marseille.
« Il est donc indubitable que ce procès sera surveillé comme jamais. Il y a toujours une probabilité de tentative d’évasion »
, ajoute le policier. Le tribunal et ses abords resteront verrouillés le temps du procès, qui doit encore durer trois semaines. Le verdict est attendu le 10 avril.











