- Dans une circulaire, le gouvernement appelle les ministères de « diminuer » leurs dépenses pour le budget 2027.
- Seul le ministère des Armées est épargné par cette demande.
- Le gouvernement entend ainsi « maîtriser » les comptes publics et réduire son déficit.
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Après l’interminable feuilleton du budget, Lecornu trace sa route
Le gouvernement pose déjà les bases du budget 2027. Pour réduire le déficit public et respecter les exigences de Bruxelles, les ministères sont appelés à « diminuer »
leurs dépenses pour le budget 2027, sauf celui des Armées, et à « maîtriser leurs effectifs »
, selon une circulaire de Bercy consultée ce mercredi 22 avril par l’AFP.
« La préparation du PLF (projet de loi de finances) pour 2027 s’inscrit dans un contexte particulier, dans lequel l’effort engagé depuis plusieurs années en faveur de la Défense a vocation à être poursuivi et amplifié sur les années à venir »
, indique ce document envoyé lundi aux ministres par le ministère de l’Action et des comptes publics, confirmant une information des Échos.
Une priorité à concilier avec « la nécessaire maîtrise des comptes publics impose des choix ».
En conséquence, « les budgets ministériels hors mission ‘Défense’ devront globalement être en diminution, en valeur, par rapport à la loi de finances initiale (LFI) pour 2026 »
et « la maîtrise des effectifs inscrite en LFI pour 2026 devra être amplifiée ».
« Toute mesure nouvelle devra être gagée par des économies équivalentes »
Cette circulaire doit permettre de préparer les conférences budgétaires, qui se tiendront à partir de la semaine prochaine, pour lancer la procédure d’élaboration du budget. Elle précise par ailleurs que « toute mesure nouvelle venant grever la trajectoire devra être gagée par des mesures d’économie équivalentes en dépenses ».
Le gouvernement doit procéder dans les prochains mois aux arbitrages des plafonds de crédits de chaque ministère pour l’année à venir, en vue de leur publication d’ici à la mi-juillet. Dans le budget 2026 déjà, les crédits de la Défense sont en hausse de 6,5 milliards quand d’autres « missions »
voient leur budget stagner voire diminuer, hors ministères régaliens.
Le gouvernement a annoncé mardi que « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppées »
en 2026 pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient. Dans le même temps, il a revu à la baisse sa prévision de croissance et en hausse sa prévision d’inflation pour l’année en cours. Il a en revanche maintenu son objectif de repasser sous la barre de 3% du déficit en 2029, comme demandé par Bruxelles.











